A la croisée des deux grandes catégories de la Déportation

Le convoi d’otages parti de Compiègne vers Auschwitz le 6 juillet 1942 occupe une place particulière dans les déportations de France (cliquer sur le texte souligné). Placé sous la bannière de la croisade hitlérienne contre le "judéo-bolchevisme" et dispositif de "la politique des otages" destinée à dissuader les résistants communistes de poursuivre leurs attaques contre des officiers et des troupes de l'armée d'occupation, il s’apparente par ses origines aux fusillades massives d'otages communistes et juifs de septembre 1941 à juillet 1943 et aux premiers convois de Juifs de France dirigés sur Auschwitz-Birkenau entre mars et juin 1942.

Sur les 1170 hommes (plus de 1100 "otages communistes" et 50 "otages juifs") qui furent immatriculés le 8 juillet 1942 à Auschwitz entre les numéros 45157 et 46326 - d'où leur nom de "45000" - seuls 119 restaient en vie au jour de la victoire sur le nazisme.

L’histoire de ce convoi atypique - dont les premières recherches furent entreprises en 1971 par Roger Arnould (résistant déporté à Buchenwald et auteur de plusieurs ouvrages édités par la FNDIRP) - a fait l'objet d'une thèse de doctorat d’Histoire soutenue par Claudine Cardon-Hamet en 1995 et de deux ouvrages : Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 » (éd. Graphein, Paris, 1997 et 2000, épuisé) qui publie le contenu de sa thèse avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD) - et le livre grand public Triangles rouges à Auschwitz, le convoi politique du 6 juillet 1942 (éd. Autrement, collection Mémoires, Paris, 2005, mis à jour en 2015) édité avec le soutien de la Direction du Patrimoine et de l'Histoire et de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

MARIVET Roger, Jean, Auguste


Roger Marivet est né le 16 décembre 1904 à Chaumont (Haute-Marne). 
Il habite au 20, rue Delaporte à Maisons-Alfort (Seine / Val-de-Marne) au moment de son arrestation.
Il est le fils de Maria, Célestine Vivier, 25 ans, née en 1880 à Poisseul et d’Auguste, Mari (sic) Marivet, 27 ans, né le 5 août 1877 à Récourt télégraphiste son époux. Ses parents habitent au 26, boulevard Diderot à Chaumont. Ils se sont mariés en janvier 1904. Roger Marivet a une sœur cadette, Odette, Augustine, Jeanne née en 1918 à Chaumont.
Leur père décède le 12 avril 1921 à Chaumont.
Roger Marivet épouse Marguerite, Désirée Hollier (1) le 5 novembre 1930 à Pantin. Veuve, elle est née à Pantin le 13 août 1909. C'est une militante communiste. Le couple habite alors Bobigny. « Commis stagiaire à la mairie de Bobigny à partir du 1er janvier 1928, titularisé le 1er juillet, il devint commis principal en 1933. Marivet était, selon les témoignages, "l’âme dirigeante" du Parti communiste et joua un grand rôle dans les organisations de défense des habitants des lotissements. Responsable pendant longtemps du sous-rayon, il fut désigné, le 13 juillet 1935, comme délégué sénatorial par le conseil municipal » (Jacques Giraud, Le Maitron).
A Bobigny, dans des quartiers de lotissements où le PC avait des adhérents ou des sympathisants, mais pas d’organisation structurée, des cellules apparaissent dès 1935. Elles prennent souvent la suite des comités d’intérêt local ou des associations syndicales créés dès 1924-1925. (…) « Ainsi au lotissement du Chemin de fer l’association syndicale du lotissement est animée par deux militants communistes Jourdan et Marivet, une cellule nouvelle est créée dès 1935» (in « Bobigny, banlieue rouge » page 101).
Le 20, rue Delaporte à Maisons-Alfort
Le couple Marivet vient habiter Maisons-Alfort à partir du 28 décembre 1935 (recensement de 1936). Il est tout à fait possible que ce changement de domicile soit à rapprocher de l’élection à Maisons-Alfort d’Albert Vassart (2) qui devient le 12 mai  1935 le premier maire communiste de cette ville, et que la direction du Parti communiste ait sollicité Roger Marivet pour que celui-ci demande sa mutation professionnelle à Maisons-Alfort, afin de faire profiter la nouvelle municipalité de ses compétences professionnelles… Et de son dynamisme politique, qui ne fera pas trop défaut à Bobigny, ville gagnée par le Parti communiste depuis 1919 et où celui-ci a obtenu 71 % au premier tour des municipales de mai 1935.
Roger Marivet devient cadre administratif à la Mairie de Maisons-Alfort : il y est nommé commis principal le 15 janvier 1936 (traitement annuel 22.740 F). Il devient chef de bureau le 9 novembre 1936 (traitement 23.124 F). En 1937, le couple habite au 20, rue Saint-Georges, et s'inscrit sur les listes électorales de la commune à cette date.
Dans cette période « Marivet tint dans l’hebdomadaire communiste "la Voix de l’Est", une rubrique régulière de conseils pratiques où il traitait surtout des questions de législation sociale » (Jacques Giraud, Le Maitron).
Puis il est nommé secrétaire de mairie le 16 décembre 1937 (traitement 31.000 F). Le 27 décembre 1937 il devient secrétaire-chef des services administratifs (traitement 33.720 F). Il obtient régulièrement des augmentations jusqu’au 1er janvier 1938.
Roger Marivet est mobilisé en septembre 1939, pendant que son maire est mobilisé comme affecté spécial chez Renault. Une indemnité spéciale lui est versée le 1er octobre 1939, qui correspond sans doute à la perte de son salaire, puisqu’il est alors sous les drapeaux. Albert Vassard et les membres du conseil municipal de Maisons-Alfort sont « suspendus » par le décret du 4 octobre 1939(3), puis « déchus » après le 20 janvier 1940.
Arrêté de suspension du 17 avril 1940
Le 17 avril 1940, le président de la « Délégation spéciale »(4) qui administre la ville, promulgue un arrêté de suspension à l’encontre de Roger Marivet, en appliquant avec un zèle hâtif le décret-loi du 9 avril 1940(5). « Considérant que M. Marivet Roger, Secrétaire Chef des services administratifs, a joué un rôle actif dans le parti dissous et qu’il ne résulte pas clairement de son attitude qu’il ait rompu complètement tout lien de solidarité avec ce parti ». Cette suspension est confirmée par le Préfet de la Seine le 23 avril 1940 et devient effective 15 jours après le visa préfectoral (le 1er mai). Cette suspension professionnelle entraîne la suppression de traitement « pendant la période des hostilités », mais elle est dans un premier temps sans effet financier direct puisqu’il est sous les drapeaux.
Le 14 juin 1940, l’armée allemande d’occupation entre dans Paris, vidé des deux tiers de sa population. La ville cesse alors d’être la capitale du pays et devient le siège du commandement militaire allemand en France. Les troupes allemandes défilent sur les Champs-Élysées. Elles occupent la banlieue parisienne les jours suivants. 
Lorsque Roger Marivet est démobilisé fin juillet 1940, et bien entendu non réintégré, il est désormais sans ressources.                                                                                                      
Le Figaro du 10 octobre 1940,
mention de l'arrestation de Roger Marivet
et Georges Niquet
Roger Marivet est arrêté le 5 octobre 1940 par la police française dans le cadre de la grande rafle organisée, avec l’accord de l’occupant, par le gouvernement de Pétain à l’encontre des principaux responsables communistes d’avant-guerre de la Seine (élus, cadres du Parti et de la CGT). 
L'Oeuvre du 7 octobre 1940
Avec lui sont arrêtés des militants de Maisons-Alfort, Alfortville et Charenton : Bolze (et non Polze ou Boixe), ex premier adjoint au maire de Maisons-Alfort (déporté, rescapé, il sera conseiller municipal de 1944 à 1959), NIQUET Georges (il sera déporté à Auschwitz), Charles Mestivier, André Lacombe, Scraye. Au lendemain ou au surlendemain de ces arrestations, la presse parisienne et régionale publie au quasi mot près le communiqué ci-contre annonçant l'arrestation de 6 communistes, seul le titre diffère : L'Œuvre, L'Echo de Nancy, Le Figaro, l'Egalité de Roubaix, l'Eclair, l'Action Française, le Petit méridional.
Il est interné par décision du Préfet de Police, Roger Langeron, au camp de «Séjour surveillé» d’Aincourt, en Seine-et-Oise, ouvert spécialement, en octobre 1940 pour y enfermer les communistes arrêtés (lire dans le blog : Le camp d’Aincourt).La plupart des militants pris dans cette rafle ont été arrêtés le 5 octobre… Et le nom de Roger Marivet figure d’ailleurs sur la liste « des militants communistes « concentrés » le 5 octobre 1940» reçue par la direction du camp, avec comme mentions caractérisant les motifs de son internement (C 331/7) : « 36 ans. Communiste notoire. Instigateur de la propagande clandestine à Maisons-Alfort». L’adresse, peu lisible semble être le 19 rue Delaporte à Maisons-Alfort.
Arrêté de révocation 26 novembre 1940
Le 26 novembre 1940, le président de la Délégation spéciale promulgue un arrêté de révocation à son encontre « considérant que loin d’avoir rompu avec le parti dissous, M. Marivet a conservé une activité notoire suffisante pour justifier son internement au camp d’Aicourt (Seine et Oise) où il est actuellement retenu ».
Le 11 février le nom de Roger Marivet est sur la liste des « 21 militants communistes internés administrativement par la préfecture de police et détenus au Centre de séjour surveillé d’Aincourt (qui) ont été extraits ce matin par les autorités d’occupation pour des motifs et une destination qui n’ont pas été indiqué. Le chef de centre d’Aincourt a appris que ces internés auraient été conduits au Stalag 122 à Compiègne ». 
Liste des 21 militants communistes transférés à Compiègne

Ils sont effectivement internés le jour même au camp des politiques, sous administration allemande, de Royallieu à Compiègne (le Frontstalag 122).
Pour comprendre la politique de l’Occupant qui mène à leur déportation, voir les deux articles du blog : La politique allemande des otages (août 1941-octobre 1942)  et «une déportation d’otages».
Depuis le camp de Compiègne, Roger Marivet est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942. Ce convoi est composé au départ de Compiègne, de 1175 hommes (1100 "otages communistes" - jeunes communistes, anciens responsables politiques et élus du Parti communiste, syndicalistes de la CGT et délégués du personnel d'avant-guerre, militants et syndicalistes clandestins, résistants - de cinquante  "otages juifs" et de quelques « droits communs »). Il faisait partie des mesures de terreur allemandes destinées à combattre, en France, les judéo-bolcheviks responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941. Lire dans le blog le récit des deux jours du transport : Compiègne-Auschwitz : 6-8 juillet 1942. Sur les 1175 otages partis de Compiègne le 6 juillet 1942, 1170 sont présents à l'arrivée du train en gare d'Auschwitz le 8 juillet 1942. Ces derniers sont enregistrés et photographiés au Stammlager d'Auschwitz (camp souche ou camp principal, dénommé en 1943 Auschwitz-I) entre les numéros « 45157 » et « 46326 », d'où le nom de "convoi des 45000", sous lequel les déportés du camp désignaient ce convoi. Ce matricule - qu'il doit apprendre à dire en allemand et en polonais à toute demande des Kapos et des SS - sera désormais sa seule identité. Lire dans le blog : Le KL Aushwitz-Birkenau
On ignore son numéro immatriculation à Auschwitz. Le numéro « 45836 ? » figurant dans mes deux premiers ouvrages sur le convoi du 6 juillet 1942 correspondait à une tentative de reconstitution de la liste du convoi par matricules. Ce numéro, quoique plausible, ne saurait être considéré comme sûr en raison de l’existence de quatre listes alphabétiques successives, de la persistance de lacunes pour plus d’une dizaine de noms et d’incertitudes sur plusieurs centaines de numéros matricules. Il ne figure plus dans mon ouvrage Triangles rouges à Auschwitz
L'entrée du camp d'Auschwitz 
Après l’enregistrement, il passe la nuit au Block 13 (les 1170 déportés du convoi y sont entassés dans deux pièces). Le 9 juillet tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau (Brzezinka), situé à 4 km du camp principal. Le 13 juillet il est interrogé sur sa profession. Les spécialistes dont les SS ont besoin pour leurs ateliers sont sélectionnés et vont retourner à Auschwitz I (approximativement la moitié du convoi. Les autres, restent à Birkenau, employés au terrassement et à la construction des Blocks. Aucun des documents sauvés de la destruction ordonnée par les SS peu de temps avant l’évacuation d’Auschwitz, ne nous permet de savoir dans quel camp Roger Marivet a été affecté le 13 juillet.
Roger Marivet meurt à Auschwitz le 20 août 1942 d’après le certificat de décès établi au camp d’Auschwitz (in Death Books from Auschwitz Tome 3 page 780 et le site internet © Mémorial et Musée d’Etat d’Auschwitz-Birkenau).
A la libération on ignore son décès : Roger Marivet est officiellement réintégré dans ses fonctions par le Maire de Maisons-Alfort le 15 octobre 1944.
Un acte de disparition est établi par le ministère des Anciens combattants le 27 février 1947. Le 22 juillet 1949, sa sœur, Madame Odette, Augustine Marivet épouse Forrse, obtient par jugement du tribunal de première instance que la date officielle de son décès soit fixée au jour de son arrestation le 10 octobre 1940.
Un arrêté ministériel du 7 octobre 1994 paru au Journal Officiel du 9 décembre 1994, porte apposition de la mention «Mort en déportation» sur les actes et jugements déclaratifs de décès de Roger Marivet avec la date « décédé le 20 août 1942 à Auschwitz.
Aucune inscription au monument aux morts, plaque ou nom de rue ou mention au livre d'or de la commune ne semble honorer le nom de Roger Marivet, ni ceux des autres communistes de cette ville déportés à Auschwitz .
  • Note 1 : Marguerite Marivet née Hollier, « sténo-dactylo, militait aussi dans les organisations communistes. Elle était née à Pantin le 13 août 1909. Fille d’un menuisier de Bobigny, elle était veuve d’un premier mariage et avait épousé Marivet à Bobigny en novembre 1930 (…) Internée elle aussi, aurait été, selon certains témoignages, fusillée à Berlin » (Le Maitron). Internée à Fresnes elle est déportée vers le 15 août 1943 et "décédée en novembre 1943 à Berlin (Allemagne) et non le 15 août 1943 à Fresnes (Seine)". Arrêté du 23 septembre 2014 portant apposition de la mention « Mort en déportation » sur les actes et jugements déclaratifs de décès.
  • Note 2 : Albert Vassart « ouvrier métallurgiste ; syndicaliste et militant communiste, secrétaire de la Fédération CGTU des Métaux, membre du comité central, du bureau politique et du secrétariat du Parti communiste ; conseiller général, maire de Maisons-Alfort (Seine, Val-de-Marne) ; secrétaire général de la Fédération des municipalités communistes ». Lire dans Le Maitron sa biographie complète, notamment sa rupture avec la direction du P.c. en décembre 1939.
  • Note 3 : Le 4 octobre 1939, le Président de la République, Albert Lebrun, suspend par décret les conseils municipaux de 27 communes de la banlieue parisienne à majorité communiste, dont celui de Maisons-Alfort. La « Loi » du 20 janvier 1940 entrainera la déchéance de 423 conseillers municipaux communistes.
  • Note 4 : Francis-Léon Maugé, ancien maire de Sèvres de 1929 à 1932. Cet ancien fonctionnaire de la Préfecture de la Seine, où il termina sa carrière comme inspecteur des services communaux de la Seine, fut président de la Délégation spéciale de Maisons-Alfort de 1939 à 1944.
  • Note 5 : L’article 3 du décret-loi du 9 avril 1940 dispose que « pendant la période des hostilités, la suspension des fonctionnaires, employés et agents communaux, pourra être prononcée par l’autorité qui les a nommés lorsque ayant appartenu à un parti ou a une organisation dissous, ces fonctionnaires ou agents n’auraient pas clairement manifesté par leur attitude et leur manière de servir qu’ils ont rompu complètement tout lien de solidarité avec les activités interdites par la loi ». L’autorité qui avait nommé Roger Marivet étant l’ancienne municipalité communiste, la suspension prononcée par la Délégation spéciale est une interprétation abusive (dans sa forme) du décret-loi.
Sources

  • Archives de la mairie de Maisons Alfort (31 mars 1992), remerciements à M. Blanc-Cesan. Certificats (de suspension et de révocation, de réintégration), états de service du 1er janvier 1926 au 12 octobre 1944 ; jugement déclaratif de décès du 22 juillet 1949 ; minute de l'acte de décès (30 janvier 1951).
  • Le Maitron, Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Claude Pennetier (dir), éditions de l’Atelier, CD-Rom édition 1997. Edition informatique 2012.
  • Mémoire de maîtrise d’Histoire sur Aincourt d’Emilie Bouin, juin 2003. Premier camp d'internement des communistes en zone occupée. Dir. C. Laporte. Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines / UFR des Sciences sociales et des Humanités.
  • Archives de la police / BA 2374
  • Liste des 21 internés d’Aincourt remis à la disposition des autorités d’occupation le 11 février 1942 (Archives de la Police, BA 2374 / C 331 / 7).
  • Death Books from Auschwitz (registres des morts d'Auschwitz), Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, 1995 (basé essentiellement sur les registres (incomplets) des certificats de décès établis au camp d’Auschwitz ayant enregistré, entre le 27 juillet 1941 et le 31 décembre 1943, le décès des détenus immatriculés).
  • Fichier national du Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (BAVCC), Ministère de la Défense, Caen. Fiche individuelle consultée en avril 1992.  
  • © Site Internet Lesmortsdanslescamps.com
  • © Musée d'Auschwitz Birkenau. L'entrée du camp d'Auschwitz 1.

Notice biographique installée en avril 2013 et mise à jour en 2020 par Claudine Cardon-Hamet, docteur en Histoire, auteur des ouvrages : «Triangles rouges à Auschwitz, le convoi politique du 6 juillet 1942 » Editions Autrement, 2005 Paris et de Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des «45000», éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé). Prière de mentionner ces références (auteur et coordonnées de ce blog) en cas de reproduction ou d’utilisation totale ou partielle de cette biographie. Pour compléter ou corriger cette biographie, vous pouvez me faire un courriel à deportes.politiques.auschwitz@gmail.com 

Aucun commentaire: