Ce convoi, dit des "45000", composé d'un millier de communistes et de 50 juifs, faisait partie des mesures de terreur (exécutions et déportations d'otages) ordonnées par Hitler pour tenter de dissuader les résistants communistes de poursuivre leurs actions armées contre des officiers et des soldats allemands. Sur les 1170 déportés immatriculés à Auschwitz le 8 juillet 1942, 119 seulement sont revenus.
Après les décès d'André Montagne en mai 2017 et de Fernand Devaux en mai 2018, Richard Girardi est désormais le dernier rescapé du convoi.
L’histoire de ce convoi singulier dont les premières recherches furent initiées en 1970 par Roger Arnould, déporté à Buchenwald et auteur de plusieurs ouvrages édités par la FNDIRP, a fait l'objet d'une thèse de doctorat d’Histoire soutenue par Claudine Cardon-Hamet en 1995 et de deux livres parus en 1997 et 2005.



LEJARD Gabriel

Gaby Lejard après la Libération
Matricule "45772" à Auschwitz

Rescapé

Gabriel (Gaby) Lejard est né le 5 juillet 1901 à Barges (Côte d'Or). Il habite à Dijon 10 rue du Creux d'Enfer au moment de son arrestation. 
Il est le fils de Jeanne, Augustine Chevalier, 25 ans, domestique, et d’Auguste Lejard, 31 ans, employé au PLM. Ses parents sont libres penseurs (Le Maitron). 
Son père a eu les deux jambes sectionnées dans un accident du travail et sera “pensionné”. Devenu épicier à Barges, il est élu conseiller municipal de cette commune sur la liste socialiste sans adhérer au parti. 
Gabriel Lejard a une sœur cadette, Andrée, née en 1903, et deux frères aînés (Ernest né en 1893 et Albert. 
Ernest, Gabriel et Andrée
"Gaby apprend le métier d'ajusteur. Albert et Ernest (ses frère aînés) sont dans les tranchées, en première ligne. Leurs parents Jeanne et Auguste tremblent en lisant les nouvelles du front. Dès le début de la guerre, un jeune d'un village voisin est tué. Peu de temps après, ils apprennent avec émotion la mort du fils Rebuillot, le maire de Barges. Albert, né en 1895, est tué sur le front d’Alsace le 18 juin 1915. Gaby en est très marqué : il militera alors contre la guerre et le militarisme).  La mort de son frère Albert à la guerre, et les souffrances de son frère Ernest lui inspirent très tôt l'horreur de la guerre et des réflexions personnelles (confiées au journaliste, Gérard Desprez). "La guerre, c'est une machine que l'on met en marche longtemps à l'avance ; ce sont ces sales "mécaniciens" qu'il fallait trouver, leur casser les bras. Foutre leur sacrée machine en l'air,... je ne sais pas moi..." "Et ce Gustave Hervé qui voulait la "grève militaire"... et la "grève des mères" ! ... Vraiment. il y en avait qui ne tournaient pas rond". "Mais l'argent, l’argent pour la guerre. On leur a donné." "Le 4 août, on enterrait Jaurès, on l'enterrait deux fois car le même jour, tous les députés, Tous ...votaient les crédits pour la guerre. Aujourd'hui, on est tous dans la boue, dans la pourriture. On crève comme des chiens ! Albert était mort là-bas. Dans un éclat d'obus, comme des milliers de jeunes... au temps d'aimer" (Saura Janelli-Lacaze).
Gabriel Lejard devient ajusteur après des études à l'Ecole Pratique de la ville.
D'abord adhérent des Jeunesses socialistes, puis d'un groupe libertaire, il part l’été 1919 pour Alger où il est nommé membre du bureau du syndicat des métaux et où sa participation à une grève en mars-avril 1920 lui vaut d’être poursuivi en correctionnelle et d’être rapatrié en France. 
En novembre, il est embauché à Dijon à la fabrique de motocyclettes Terrot.
Gaby
Conscrit de la classe 1921, son registre matricule militaire indique qu’il habite Dijon au 35 rue Pasteur au moment de son conseil de révision et qu’il travaille comme ajusteur mécanicien. Il mesure 1m 58, a les cheveux châtain foncé et les yeux bruns, le front haut, le nez « légèrement convexe », le visage ovale. Il a un niveau d’instruction « n° 3 » pour l’armée (sait lire, écrire et compter, instruction primaire développée).
Gabriel Lejard est appelé au service militaire en avril 1921. Le 6 avril 1921, il est incorporé au 1er régiment d’artillerie hippomobile. Gabriel Lejard dit avoir été changé quatre fois de régiment « par mesure disciplinaire ».  Le 1er novembre, il « passe » au 37ème régiment d’artillerie. Le 20 janvier 1922, il passe au 8ème bataillon d’ouvriers. Le 16 février, il est affecté au 121ème escadron du Train auto. Son régiment fait partie des troupes d’occupation de la Ruhr. Gabriel Lejard nous dira avoir fraternisé avec les mineurs en grève pendant cette période. Le 15 mai 1923, il est « renvoyé dans ses foyers », « certificat de bonne conduite accordé ».
A sa démobilisation en 1923, il retourne chez Terrot et adhère au syndicat de la métallurgie de la CGTU dont il est élu secrétaire adjoint.
Le 10 novembre 1923, à Dijon, il épouse Léa, Antoinette Echailler, née en 1901 (elle décédera en 1991). Le couple habite au 76 rue de la Vannerie, où Léa tient une boutique de coiffure.
Usine Terrot de Dijon © Terrot.org 
Le couple a une fille, Jeannine, qui naît le 31 août 1927 à Dijon (1).
En 1935, il donne son adhésion au Parti communiste et assume une série de responsabilités syndicales : secrétaire général du Syndicat des Métaux en 1934, il fonde plusieurs sections affiliées.  
"En 1936, il est élu secrétaire des Syndicats unifiés avec Thibaut. Il entre à la commission administrative de la Bourse du Travail en 1937" (2)  à la veille de la guerre, il appartient à la Commission administrative de l'Union départementale. En septembre 1939, la CGT nationale (tendance Jouhaud, majoritaire) exige des militants de l'ex-CGTU qu'ils désavouent le Pacte germano-soviétique sous peine d'exclusion. En Côte d'Or, les 10 membre majoritaires exigent la même chose des 5 ex-CGTU, dont Gaby Lejard. "Malgré cette démission, Lejard est cependant réélu 3 fois de suite secrétaire de la Métallurgie par une assemblée générale, contre B... " qui participera par la suite. 
Mobilisé dans l'artillerie antichars, il se retrouve à Pau pendant la débâcle, parvient à se faire démobiliser, et regagne Dijon en août 1940. Sa famille le croyait prisonnier. A Dijon, il constitue des groupes clandestins composés de cheminots et de métallos, qui s'occupent de faux papiers et de récupération d'armes. "La police française nous harcèle" écrit-il. "A ce moment là, il n'y avait que les purs prêts à entrer dans la clandestinité". 
Membre du Front National, il est arrêté par la police allemande le dimanche 22 juin 1941 à 10 h du matin : "depuis 6 h, la guerre à l'URSS est commencée". Gabriel Lejard est persuadé qu'il a été livré à la Gestapo par la Préfecture, ainsi que 9 de ses camarades (3). 
Ce qui est certain c’est que le 22 juin 1941, jour de l’attaque hitlérienne contre l’Union soviétique, sous le nom " d’Aktion Theodorich", les Allemands arrêtent dans la zone occupée et avec l’aide de la police française,», plus de mille communistes. D’abord placés dans des lieux d’incarcération contrôlés par le régime de Vichy (les prisons de Dijon et de Vesoul, une dizaine de jours), ils sont envoyés, à partir du 27 juin 1941, au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré par la Wehrmacht et qui ce jour là devient un camp de détention des “ennemis actifs du Reich”.
Le camp de Royallieu à Compiègne
 Le 22 juin à 11 h 30 Gabriel Lejard est amené à la prison de Dijon à 11 h30 "interrogatoire d'identité, deux ou trois coups de pieds au derrière, et çà y est, en cellule !". "Le lendemain soir nous étions une quinzaine. Le troisième jour, départ pour la prison de Vesoul. Puis le 3 juillet départ pour la camp d'internement de Compiègne où nous arrivons le 5 juillet 1941, le jour de mes 40 ans". 
A Compiègne, il reçoit le matricule "1001". Depuis ce camp, il va être déporté à destination d’Auschwitz. Pour comprendre la politique de l’Occupant qui mène à sa déportation, voir les deux articles du blog : La politique allemande des otages (août 1941-octobre 1942)  et «une déportation d’otages».
Cf Article du blog : Les wagons de la Déportation
Gabriel Lejard est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 ». Ce convoi d’otages composé, pour l’essentiel, d’un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT) et d’une cinquantaine d’otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à Auschwitz) faisait partie des mesures de représailles allemandes destinées à combattre, en France, les «judéo-bolcheviks» responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941. Lire dans le blog le récit des deux jours du transport : Compiègne-Auschwitz : 6-8 juillet 1942.
Il est enregistré à son arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942 sous le numéro "45772". 
Sa photo d’immatriculation à Auschwitz n’a été pas retrouvée parmi les 522 photos que des membres de la Résistance intérieure du camp avaient camouflées pour les sauver de la destruction, ordonnée par les SS peu de temps avant l’évacuation d’Auschwitz. 
Après l’enregistrement, il passe la nuit au Block 13 (les 1170 déportés du convoi y sont entassés dans deux pièces). Le 9 juillet tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau, situé à 4 km du camp principal. Le 13 juillet il est interrogé sur sa profession. Les spécialistes, comme Gaby Lejard, dont les SS ont besoin pour leurs ateliers sont sélectionnés et vont retourner à Auschwitz I (approximativement la moitié du convoi. Les autres, restent à Birkenau, employés au terrassement et à la construction des Blocks.
A Auschwitz I, il est affecté d'abord au Block 22, avec Paul Charton et Pierre Longhi ("un block de tueurs" écrit-il, où les kapos assassinent journellement "battus, battus tous les jours, battus à ne pouvoir se relever"), puis il est affecté au Block 17 A ("un des plus mauvais" écrit-il), puis à un Kommando de déchargement des wagons, aux Kommandos Sablière, Ski et Béton-Colonne. 
Il a raconté publiquement la mort de Paul Charton lors de l'inauguration de la salle de Club de l’Union Sportive Ouvrière Dijonnaise (USOD), fondé par celui-ci en 1935. Lire dans le blog : Gabriel Lejard : la mort de Paul Charton
Il participe activement à la Résistance clandestine. 
Entre le 14 août 1943 et le 12 décembre 1943, il est en quarantaine au Block 11 avec la quasi totalité des Français survivants. Lire l'article du blog "les 45000 au block 11.  Le 12 décembre, les Français quittent le Block 11 et retournent dans leurs anciens Kommandos.
Marche de la mort croquis au charbon
Le 28 août 1944, on le transfère à Sachsenhausen, puis aux mines de sel de Kochendorf dans la région du Neckar (N° 33 834), et, par une terrible "Marche de la Mort" qu'il décrit avec une précision, au camp de Dachau (8 avril 1945).
Lire dans le blog : Gabriel Lejard. Récit : d’Auschwitz à Kochendorf et les marches de la mort de Kochendorf à Augsburg, puis Dachau. Il s'agit de son discours à Dijon lors des cérémonies du 35ème anniversaire de la libération des camps. Il avait choisi de parler des autres camps qu'il avait connu.  
Gabriel Lejard est libéré le 29 par les troupes américaines, et mécontent qu'elles empêchent les rescapés français d'embarquer dans des camions de l'armée de Lattre, il s'évade avec un petit groupe de 5 camarades, et le 13 mai 1945, regagne la France "en wagon à bestiaux", via Strasbourg.
Il a eu la douleur d'apprendre la mort de sa fille Jeannine à Ravensbrück, déportée comme agent de liaison dans la Résistance (1).  
Gabriel Lejard témoigne à Valenciennes, au procès de deux kapos, un Français et un Polonais, «qui maltraitaient les déportés dans les mines de sel de Kochendorf», et qui sont condamnés à mort et fusillés. 
Gabriel Lejard et son épouse Léa
A son retour, Gabriel Lejard dépose plainte auprès du commissaire de la République contre son dénonciateur présumé , "P." commissaire à la police des Chemins de fer, et voit à sa grande tristesse l’affaire classée après un non lieu délivré par le juge V... (4)
Gabriel Lejard retrouve ses activités syndicales et politiques : il est membre de la  commission administrative de l’UD-CGT, secrétaire fédéral du Parti communiste (responsabilité qu’il exerce jusqu’en 1946 et qu’il abandonne lorsqu’il devient secrétaire général de l’UD-CGT, jusqu’en 1970). 
Extrait d'un journal local 
pour son départ en retraite
Il est président de l'ADIRP Côte d'Or et membre du Comité national de la FNDIRP.
« La haine de la guerre, conçue dès l'adolescence, Gabriel Lejard la conservera tout au long de son existence. Il sera de toutes les luttes, de tous les combats pour la Paix ! C'est ainsi que dans les années 50 l'appel de Stockholm (mars 1950) et la collecte de millions de signatures sera l'occasion pour l'UD- CGT sous la houlette de Gaby d'organiser la Course pour la Paix. Un flambeau enflammé traversera le département depuis Avallon ; il sillonnera la France entière. Gaby est du convoi de voitures et de motos. Prise de paroles, distribution de tracts, collecte de signatures à chaque village. Nous remettrons la flambeau aux amis de Saône-et-Loire (...) Ce fut une belle journée pour la Paix…" Saura Janelli-Lacaze.
Le 19 juin 1951, il signe une lettre au Président de la République Vincent Aurial - au nom de l'UD-CGT de Côte d'Or - pour protester contre la grâce "du vieux traître Pétain" et lui "exprimer le dégoût que nous inspire votre geste" (le Général De Gaulle avait en 1945 commué la peine de mort de Pétain en réclusion à perpétuité. Le président de la République, Vincent Auriol, qui préside le Conseil supérieur de la magistrature a autorisé par décret du 8 juin 1951 «l'élargissement» du prisonnier dont la fin est proche et son assignation à résidence «dans un établissement hospitalier ou tout autre lieu pouvant avoir ce caractère». Son transfert dans une maison privée de Port-Joinville a lieu le 29 juin 1951, où Philippe Pétain meurt le 23 juillet 1951).
Gaby Lejard est de tous les combats : pour la paix au Vietnam, contre la guerre d'Algérie, l'OAS.
Lors de son départ à la retraite, le journal local a rappelé sa vie et ses combats.
Gabriel Lejard est homologué au titre de la Résistance intérieure française (RIF) et DIR (Déportés et Internés Résistants) comme appartenant à l’un des mouvements de Résistance dont les services justifient une pension militaire.
Gaby Lejard est homologué Déporté Résistant (n° 1-016-02288). Il a reçu la Médaille de la Résistance et la rosette d'officier de la Légion d'Honneur.
Gabriel Lejard disparaît le 2 novembre 1988. Un square de Dijon porte désormais son nom.

Lire sur Adiamos (21300 Chenôve), la biographie rédigée par Pierre Lévèque.


Jeannine Lejard
12 rue d'Enfer, chez les Lejard.
Une plaque à la mémoire de
 Jeannine  est apposée sur le pilier
  • Note 1 : Jeannine, Marie Lejard : alors que son père a été arrêté et déporté, elle rejoint les jeunesses patriotiques à 15 ans, puis  "elle rejoint les FTP en février 1943. Chargée de la diffusion de tracts et journaux, elle devient rapidement agent de liaison à l'échelon départemental. Elle assure notamment des transports d’armes et de documents. Au début de l'année 1944, elle est nommé à l'état-major régional comme responsable des liaisons inter régionales FTP. En mars 44, elle passe dans la région de Bordeaux avec le grade de sous-lieutenant FTP (validé par le COMAC). Arrêtée le 18 juin 1944 au cours d’une mission à Paris à l’hôtel de la Boule d’Or, rue de Chalon, elle ne parle pas malgré la torture. Elle est incarcérée à Bordeaux au fort du Hâ" (in Musée de la Résistance en ligne). Elle est déportée le 3 juillet 1944 depuis Toulouse (le fameux "train fantôme") et arrive le  28 juillet 1944 au KL Dachau. Elle est transférée au Camp de Ravensbruck où elle meurt le 15 avril 1945. Elle a été décorée de la  Légion d'Honneur, de la Croix de guerre avec citation. Son nom a été donné à une caserne de Dijon, avenue Garibaldi dans le quartier Vaillant. Une rue de Talant porte son nom. Des plaques commémoratives et celle apposée sur son domicile orthographient son prénom Jeanine avec 2 n. Mais les documents officiels et sa famille orthographient bien Jeannine avec 3 n. Elle est homologuée au titre des Forces Française de l’Intérieur (FFI) et DIR (Déportés et Internés Résistants) comme appartenant à l’un des mouvements de Résistance.
  • Note 2 Philippe Texier, secrétaire général de l'UD CGT de Côte d'Or, in Le Travailleur de Côte d'Or 2001, un 4 pages spécial édité à l'occasion du centième anniversaire de la naissance de Gabriel Lejard. Ce journal comprend en outre un bel hommage de son camarade de déportation André Montagne, de son successeur à l'ADIRP 21 Henri Soustelle, la contribution de Jean Vigreux et Stéphane Paquelin (historiens / ADIAMOS), un rappel de sa haine de la guerre par Saura Janelli-Lacaze, et un hommage de Marcel Harbelot (PCF) qui a milité à ses côtes pendant 10 ans.. 
  • Note 3 : Un témoignage de Maurice Voutey (neveu de Gabriel Lejard, historien) en date du 21 août 1996 corrobore cette affirmation. En effet, il révèle qu'un instituteur, Mr. T., dont il a été l'élève en 1937-1938, avait été révoqué parce que Franc-maçon et avait été employé à la Préfecture pendant la guerre. Après l'arrestation de Gaby Lejard, ce Mr. T. était allé trouver le père de Maurice Voutey pour lui dire que si Gaby, son beau-frère, avait été arrêté, c'est parce qu'il figurait sur une liste élaborée par le commissaire Poinsot. Mais à la Libération, Mr. T. s'est rétracté devant le juge d'instruction. 
  • Note 4 : Le juge V... a exercé ses fonctions de 1940 à 1945. Il a en outre manifesté un zèle certain dans la "poursuite des militants communistes entre l’interdiction de leur parti et la débâcle de juin 1940", chargé qu’il est alors de la “liquidation du Parti communiste”. D'après un paragraphe de la thèse de Claude Guyot, thèses.univ-lyon2.fr/
Sources
  • Gabriel Lejard a laissé de nombreux récits, lettres et témoignages écrits. Je l'ai rencontré peu de temps avant son décès chez son neuveu, l'historien Maurice Voutey. Il avait accepté que j'enregistre son témoignage sur cassette audio. Un témoignage qui sera prochainement publié.
  • Témoignages : Georges Gourdon (1972) et Maurice Voutey, professeur, historien, le neveu de Gabriel Lejard (1988).
  • Mémorial d'Oranienburg-Sachso (page 254).
  • Dictionnaire internatinal des militants anarchistes.
  • Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Le Maitron, Claude Pennetier (dir), éditions de l’Atelier, CD-Rom. tome 34, page 193 et version électronique.
  • Registres matricules militaires de Côte d'Or.
  • ADIAMOS: Association créée en mai 1993 à l'initiative d'enseignants chercheurs de l'Université de Bourgogne et de militants des mouvements sociaux. 
  • Les photos de Gabriel, Ernest et André Lejard, le dessin de Jeannine, ainsi que de précieuses précisions généalogiques, proviennent de plusieurs envois de M. Jean-Paul Cilly, que je remercie vivement. Son épouse, qui a reçu le prénom de Jeannine en mémoire de la fille de Gaby, est une des petites cousines de celui-ci. 
Biographie rédigée en février 1998 (mise à jour en 2016 et 2017) par Claudine Cardon-Hamet (docteur en Histoire, auteur des ouvrages : Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé) et de Triangles rouges à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Autrement, Paris 2005). Prière de mentionner ces références (auteur et coordonnées de ce blog) en cas de reproduction ou d’utilisation totale ou partielle de cette biographie. Pour compléter ou corriger cette biographie, vous pouvez me faire un courriel à deportes.politiques.auschwitz@gmail.com 

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