L'histoire du convoi du 6 juillet 1942, écrite en 1994 par Claudine Cardon-Hamet dans le cadre d'une thèse de doctorat, prend
le relais des premières recherches menées entre 1970 et 1986 par Roger Arnould
Déporté Résistant et ancien documentaliste de la Fédération Nationale des Internés Résistants et Patriotes (FNDIRP)


GORGUE Henri


© in « Femmes et Hommes de Romainville »
Matricule 45617 à Auschwitz
Rescapé

Tous les textes en italique rouge sont transcrits depuis les témoignages écrits - ou enregistrés sur cassettes audio - d’Henri Gorgue.

En 1980, rencontre du Havre
Henri Gorgue est né le 14 avril 1907 à Paris (20ème). Au moment de son arrestation, il habite au 128 avenue de Brazza, à Romainville (Seine / Seine-Saint-Denis).
Son père Georges Désiré Gorgue, né en 1867, est ouvrier gainier d’art, meurt d’un cancer en 1919. Sa mère, Juliette Moulié, née en 1879, est alors veuve avec 7 enfants. Elle confie Henri à l'Assistance publique ; on le place dans l'Allier non loin de Montluçon, où il "n'est pas heureux". Il travaille dès l’âge de 11 ans et demi comme apprenti chez un menuisier. A 14 ans, il vend « des croissants, sandwichs et chocolats à la gare d’Ainay ».
Henri Gorgue se marie à 19 ans le 30 octobre 1926 à Romainville avec Hélène, Georgette Roulinat, bobineuse, née en 1906 à Gennevilliers (Seine / Hauts de Seine). La profession «d’argenteur» est indiquée à l’état civil pour Henri Gorgue (il a sans doute appris le métier de doreur-argenteur avec l’artisan menuisier chez lequel il a été placé. 
Le couple a une fille née en 1928 à Romainville
Il effectue son service militaire en 1927, dans l’artillerie (comme mécanicien-artilleur).
Rendu à la vie civile, il travaille de 1928 à 1929 comme serrurier-charpentier en fer aux usines d’automobiles Louis Renault, puis en 1930 aux usines André Citroën où il apprend le métier de traceur-serrurier avec un ancien ouvrier des chantiers navals. Il  est élu « délégué syndical des ouvriers d’entretien ». En 1933, il est licencié de chez Citroën pour fait de grève. Inscrit sur une « liste noire », il ne trouve pas de travail dans les grosses entreprises du département. De 1933 à 1935, il est secrétaire du Comité de chômeurs de Romainville.
Il est embauché par la municipalité de Bagnolet et  devient chef de l'atelier municipal.
Paix et Liberté
Militant communiste et délégué syndical, il adhère au mouvement antifasciste Amsterdam-Pleyel, et devient administrateur du journal « Paix et Liberté » organe du Comité national de Lutte contre la guerre et le fascisme dont le premier numéro parait le 15 décembre 1935, véritable « porte voix » du Rassemblement populaire qui préfigure le Front populaire.
En mai 1935, il habite 128 avenue de Brazza à Romainville. Le 12 mai 1935, il est élu en 10ème  position sur 27, sur la liste de Pierre Kerautret aux élections municipales de Romainville (la liste communiste fut élue au second tour face à la liste socialiste SFIO de Georges Fenouil, à celle de concentration républicaine et radicale du Docteur Rameau et à celle républicaine et socialiste de Pueyo (Maitron). Le 18 mai, il  devient 4° adjoint au maire, délégué sénatorial en 1935.
Brigadistes
Au moment de la guerre d'Espagne il s'engage le 26 novembre 1936 dans les Brigades Internationales pour défendre l’Espagne républicaine, avec son frère Roger, son beau-frère Lucien Roulinat (qui sera tué au combat) et Boris Guimpel. Mécanicien d’artillerie, il est, dit-il «commissaire politique du 1er régiment d’artillerie, commandant Rigaud». Son frère est affecté à la 3ème batterie « Anna Pauker ». Puis Henri Gorgue est commandant de batterie. Il crée une batterie antitanks (« canons antichars soviétiques » dit-il). Blessé il est replié sur Valence. Puis lors de la défense de Madrid, il est affecté à l'Etat-Major d'un régiment d'artillerie espagnol « sous les ordres d’André Marty ». Il est envoyé en permission à Paris en 1938. « Sur les conseils de Pierre Rebière », il ne retourne pas en Espagne et participe avec lui à la fondation de l'amicale des volontaires en Espagne républicaine (AVER), en particulier à Romainville.
Henri Gorgue est de nouveau désigné comme délégué sénatorial en 1938.
La charpente du pavillon de Pologne à Romainville
Lors de l’Exposition universelle de février 1938, il fait racheter au moment du démontage les charpentes métalliques du pavillon de Pologne, par la municipalité de Romainville  pour 1,72 francs du kilo à la maison Schmid, Bruneton et Morin (60.000 F), pour en faire d’abord un gymnase, puis une salle des fêtes.
En septembre 1939, il est mobilisé dans un régiment du Train (8ème armée) à Belfort avec le grade de sous-officier. Il y est « mal vu, car parle trop » et son livret militaire mentionne « esprit douteux, à surveiller ». Il demande à être affecté dans un régiment d’artillerie (il est mécanicien d’artillerie). Il est au 107ème à Belfort. Lors des combats à Saint-Florentin, le peloton qu’il commande est « le seul à réussir à se replier ». Il veut partir en Algérie. Son centre de démobilisation (Colmar) a été replié à Avignonet-Lauragais, près de Toulouse.
Entre temps, la commission départementale, le déchoit de son mandat de conseiller municipal, le 15 février 1940.
Démobilisé, il rentre à Romainville. Il est repris à la mairie de Bagnolet dirigée par la Délégation spéciale dont le président est Félix Dargent. Il reprend contact avec certains de ses camarades du Parti communiste d’avant-guerre, dont Maurice Cayzac, commis à la mairie de Bagnolet. Il est en pourparlers dit-il pour la création d’un groupe de l’O.S : il est « mis en attente pour une action armée du Parti communiste clandestin ».
Le responsable de son triangle lui dit de disparaître et d’entrer dans la clandestinité. Mais il n’en a pas le temps : le 3 janvier 1942, à 3 heures du matin, des inspecteurs de la P.J. l'arrêtent à son domicile. 
Accusé d’activités communistes (son passé de Brigadiste est connu), il est conduit à la Préfecture de police de Paris, puis incarcéré à la caserne des Tourelles (1), où il retrouve une vingtaine d'anciens des Brigades Internationales (Liste des "45000" ayant combattu en Espagne (1936-1938), qui ont pour la plupart été raflés le 24 décembre 1941 (les commissaires de police de la Seine ont reçu le 23 novembre l’ordre d’opérer le 24 décembre à 6 heures du matin des perquisitions et arrestations chez les « membres des Brigades internationales »).
Aux Tourelles, il se souvient de France Hamelin. « Nous avions des contacts avec les copines qui étaient dans un bâtiment à part, par l’intermédiaire de notre responsable de bâtiment. Je me souviens qu’à la suite d’une brimade du directeur du camp à l’égard des femmes qui avaient été privées de visites, nous avons organisé une collecte de vivres que nous leur avons fait parvenir au titre de la solidarité ».
Le 5 mai 1942, (et non le 14 avril 1942), il est transféré au camp allemand à Compiègne avec 23 autres internés. Au camp de Royalieu (Fronstalag 122)  il est - dit-il - « avec André Tollet responsable aux questions militaires », en raison de son passé de brigadiste.
Il participe à la chorale du camp et enseigne pour le « Comité » le français aux Italiens et aux Espagnols internés. «Tollet faisait des cours sur la CGT» dit-il. Faisant allusion à l’évasion d’André Tollet  le 22 juin 1942 par un tunnel : « j’aurais dû partir avec lui par le souterrain, mais je suis resté en raison de mes responsabilités clandestines ».
Pour comprendre la politique de l’Occupant qui mène à leur déportation, voir les deux articles du blog : La politique allemande des otages (août 1941-octobre 1942)  et «une déportation d’otages».
Cf Article du blog : Les wagons de la Déportation
Henri Gorgue est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des «45000». Ce convoi d’otages composé, pour l’essentiel, d’un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT) et d’une cinquantaine d’otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à Auschwitz) faisait partie des mesures de représailles allemandes destinées à combattre, en France, les Judéo-bolcheviks responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941. Lire dans le blog le récit des deux jours du transport : Compiègne-Auschwitz : 6, 7, 8 juillet 1942.
Henri Gorgue est enregistré à leur arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942 (11 heures du matin) sous le numéro « 45617 ». 
Le 8 juillet 1942 à Auschwitz
Ce matricule sera tatoué sur son avant-bras gauche quelques mois plus tard. Après l’enregistrement, il passe la nuit au Block 13 (les 1170 déportés du convoi y sont entassés dans deux pièces). Le 9 juillet tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau (Brzezinka), situé à 4 km du camp principal. 
Il témoignera sur quelques éléments marquants à leur arrivée, comme l’assassinat par le kapo du Block 19 du jeune Clément Matheron âgé de 18 ans, assassinat rapporté également par Georges Dudal « il choisit le plus jeune de notre transport, le petit Matheron et commence à le frapper derrière la tête. Trois fois de suite, Matheron se releva, la quatrième, il resta au sol. C'est alors que la brute s'acharna sur lui et lui assena des coups sur tout le corps. Il frappa pendant dix minutes. La bête humaine était à bout de souffle, suait à grosses gouttes. Il laissa notre pauvre petit camarade pour mort.
Le 13 juillet 1942 : « Nous sommes interrogés sur nos professions. Les spécialistes dont ils ont besoin pour leurs ateliers sont sélectionnés et s'en retournent à Auschwitz I, ils sont approximativement la moitié de ceux qui restaient de notre convoi. Les autres, dont je suis nous restons à Birkenau où nous sommes employés pour le terrassement et pour monter des baraques appelées Block. » (Pierre Monjault).
Il est témoin de l'horreur au quotidien, décrite minutieusement par René Maquenhen (lire dans le blog, La journée-type d'un déporté d'Auschwitz.
Serrurier de métier, Henri Gorgue, est affecté dans un atelier du camp principal (Auschwitz-I). Il travaille au Kommando Schlosserei (serrurerie) et, pour la direction des travaux (Bauleitung) dans la ville d’Auschwitz. Il dort au Block 22 .
En juillet 1943, en application d’une directive de la Gestapo datée du 21 juin 1943 accordant aux détenus des KL en provenance d’Europe occidentale la possibilité de correspondre avec leur famille et de recevoir des colis renfermant des vivres, Henri Gorgue, comme presque tous les autres détenus politiques (= non juifs) français d’Auschwitz, reçoit l’autorisation d’échanger des lettres avec sa famille - rédigées en allemand et soumises à la censure - et de recevoir des colis contenant des aliments. Ce droit leur est signifié le 4 juillet 1943.
Entre le 14 août 1943 et le 12 décembre 1943, il est en quarantaine au Block 11 avec la quasi totalité des Français survivants. Lire l'article du blog "les 45000 au block 11.  D'après Georges Brumm, ils sont mêlés à des "libérables" : « Une dizaine de "45 000", Gorgue, Buisson et moi, nous nous retrouvons dans la chambrée dite des "Aristocrates" avec 30 à 40 détenus polonais, tchèques et divers (la plupart d'anciens Kapos) qui attendent leur "libération". Il a raconté la terrible histoire de cette mère qu’ils voient à travers les planches qui barrent les fenêtres du block 11, qui pleure dans la cour entre les blocks 11 et 10, avec sa fille à son bras. Un matin « on n’a plus vu la mère… Et puis on n’a plus vu la gosse ». Il se souvient avoir chanté le « chant des Marais », appris aux Tourelles, et d’avoir été volontaire avec Georges Dudal, René Demerseman et d’autres 45000 pour le déchargement d’un train de betteraves.
Carnet de Roger Abada.
Mention "PM" pour Henri Gorgue
Le 12 décembre 1943, les Français quittent le Block 11 et retournent dans leurs anciens Kommandos. Henri Gorgue est affecté au Block 15. La Résistance clandestine lui donne des responsabilités à caractère militaire (collecte d'armes, transport de messages :« Henri Gorgue, qui faisait partie d'un Kommando de serrurerie, transportait des messages camouflés dans des bouteilles vides d'acétylène et les remettait à un endroit convenu ; il fut également chargé de subtiliser une carte du front, alors qu'il effectuait des réparations à la Kommandantur du camp » (Roger Abada, un des dirigeants du groupe français de résistance qui note son nom sur son carnet après son transfert à Dora avec la mention PM : préparation militaire. Lire : Décembre 1942 : La Résistance à Auschwitz et la création du premier groupe français
Henri Gorgue se souvient qu’un des chefs de son block, un allemand, ancien commissaire politique en Espagne où il était responsable d’une batterie allemande et qu’il leur sert « de la soupe en rab’ ». Septembre 1944 : « (…) les combats avaient pris une importance capitale dans les Beskides, les partisans déployaient dans cette région une activité intense. Aussi, en accord avec la direction du camp, décidions-nous de remettre en état de fonctionnement nos groupes paramilitaires qui étaient restés à l'état de cadres » (Hermann Langbein). Lire dans le blog : La Résistance dans les camps nazis.
Henri Gorgue est transféré d'Auschwitz au camp de Gross Rosen le 7 septembre 1944, "par train régulier" avec vingt-neuf autres  "45 000", où ils sont enregistrés. Henri Gorgue reçoit le matricule « 41.181 ». Après leur quarantaine, les "45 000" sont répartis dans divers Kommando. Une quinzaine d’entre eux, dont Henri Gorgue, est affecté aux usines Siemens.
Le 9 février 1945, le camp de Gross-Rosen est évacué vers d’autres camps. Henri Gorgue et dix-sept « 45.000 » sont transférés à Hersbrück (camp annexe de Flossenbürg, constructions Dogger) entre le 8 et le 11 février 1945. 
Wagons découverts
Cette fois l’évacuation se fait par wagons découverts par un temps glacial (" il y a beaucoup de morts à l'arrivée "). Ils sont immatriculés à Hersbrück : Henri Gorgue a le numéro « 84 707 ».
Le 20 avril 1945, devant l’avancée des troupes U.S., le camp est évacué. Les dix-sept "45000" restants partent à pied avec des centaines d’autres déportés d’Hersbrück vers Dachau. « Le vendredi 20 avril, 14 790 détenus quittent le KZ en quatre colonnes : trois de 4 000 déportés et une de 2 600 personnes environ. Une seule de ces colonnes, commandée par l'Obersturmführer Pachen, atteint Dachau. Sur ces 4 000 évacués, 2 654 survivent. Les gardes SS tirent sur tout prisonnier trop fatigué ou malade pour avancer. Ils arrivent à Dachau le 24 avril » (US Mémorial Holocaust). Le 29 avril, le camp est libéré par le 3e bataillon du 157e régiment de la 45e division d’infanterie (7e armée sous le commandement de Patton) US. Mais les troupes américaines décident une quarantaine pour les anciens détenus en raison d'une épidémie de typhus.
Le 15 mai un convoi de camions organisé par l'armée Leclerc ramène Henri Gorgue et ses compagnons à Paris, l’Hôtel Lutétia où il arrive le 16 mai. Il écrit : « Nous étions huit de Romainville. Je suis le seul rescapé ».
Homologué « Déporté politique », il reçoit la médaille de la Déportation, celle des anciens des Brigades Internationales et la Croix du Combattant.
Il a témoigné de la mort de plusieurs de ses camarades, comme Albert Beaucousin, interné avec lui aux Tourelles.
Procès de Rudolf Höss
En 1947 à Varsovie, il dépose avec Eugène Garnier qui est le porte-parole des "45.000", auprès du tribunal de guerre polonais au procès de Rudolf Höss (Höß), SS- Obersturmbannfürer, ancien commandant d'Auschwitz. Le procès a lieu du 11 mars au 2 avril 1947. Henri Gorgue y témoigne notamment de l’assassinat de Jean Cazorla, un ancien des Brigades internationales, qui est tué pour avoir voulu défendre un homme fatigué que frappait un Kapo. Condamné à mort, Höss est exécuté par pendaison le 16 avril 1947 à Auschwitz.
En 1973, il habite à Barzanes (Cravant) et milite à l’ADIRP de l’Yonne.
Le 21 janvier 1973, il participe à une rencontre d’anciens « 45.000 » au «Royal Monceau» avec Roger Abada, Emile Bouchacourt, Georges Brumm, Abel Buisson, Louis Jouvin, Charles Lelandais, Henri Marti et Roger Pélissou où ils évoquent le camp de Gross-Rosen. Louis Jouvin évoque la possibilité d’une rencontre des rescapés de leur convoi en Seine-Maritime.
En 1987, Henri Gorgue habite désormais à Caillouël-Crépigny (Chauny, dans l’Aisne). Il était encore secrétaire général de l'ADIRP pour l'Aisne. Pendant  longtemps, il  assure le secrétariat du Syndicat CGT du personnel actif et retraité des Communaux pour la Seine et la Seine-et-Oise.
Son épouse décède le 1er avril 1994 à Chauny. Henri Gorgue meurt le 18 février 1998 à Tergnier (Aisne).
  • Note 1 : La caserne des Tourelles. « Ouvert d’abord aux Républicains espagnols entassés par familles entières, aux combattants des Brigades internationales, interdits dans leurs propres pays. Les rejoignent de nombreux réfugiés d’Europe centrale fuyant la terreur nazie, des indésirables en tous genres, y compris, bien sûr, les « indésirables » français : communistes, gaullistes et autres patriotes (on ratissait large), juifs saisis dans les rafles, «droit commun» aux causes bien datées (marché noir) ». France Hamelin, in Le Patriote Résistant N° 839 - février 2010. « Ce Centre de séjour surveillé fonctionne dans l'ancienne caserne d'infanterie coloniale du boulevard Mortier à Paris. En 1942, deux bâtiments seulement étaient utilisés, un pour les hommes et un pour les femmes. Ils étaient entourés de fil de fer barbelé. Chaque bâtiment disposait de 3 WC à chasse d'eau, largement insuffisants. Des latrines à tinette mobile étaient en outre disposées dans l'étroit espace réservé à la promenade. La nuit, une tinette était placée dans chaque dortoir. C'est peu dire les conditions épouvantables imposées à des internés dont le nombre variera de 400 à 600 personnes. A cela s'ajoutait une sous-alimentation chronique entraînant bon nombre de maladies : entérites gastro-intestinales, affections cardiaques, tuberculose… »  In © Association Philatélique de Rouen et Agglomération.
Sources 
  • Correspondances d'Henri Gorgue avec Roger Arnould (1973).
  • Questionnaire biographique (contribution à l’histoire de la déportation du convoi du 6 juillet 1942), envoyé aux mairies, associations et familles au début de mes recherches, rempli par Henri Gorgue (octobre 1987).
  • Témoignages audio d’Henri Gorgue recueillis par mes soins en 1992.
  • « Femmes et Hommes de Romainville », de la Résistance à la Libération. Par Guy Auzolles et Albert Giry, édité par la ville de Romainville, 1999.
  • Le Maitron, Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Claude Pennetier (dir), éditions de l’Atelier, CD-Rom édition 1997. Edition informatique 2012. Edition papier, tome 30, page 146.
  • Hermann Langbein, Hommes et femmes à Auschwitz,  p. 263.
  • © Site Internet Généanet. Recherches d’Olivier Legrand.
  • Wagons découverts. Site du Musée d'Auschwitz.
  • Photo d'immatriculation d'Henri Gorgue à Auschwitz : Musée d'état Auschwitz-Birkenau / collection André Montagne.
Biographie installée en décembre 2012, par Claudine Cardon-Hamet, docteur en Histoire, auteur des ouvrages : «Triangles rouges à Auschwitz, le convoi politique du 6 juillet 1942 » Editions Autrement, 2005 Paris et de Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des «45000», éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé). Prière de mentionner ces références (auteur et coordonnées de ce blog) en cas de reproduction ou d’utilisation totale ou partielle de cette biographie. Pour compléter ou corriger cette biographie, vous pouvez me faire un courriel deportes.politiques.auschwitz@gmail.com Pensez à indiquer les sources et éventuellement les documents dont vous disposez pour confirmer ces renseignements et illustrer cette biographie.

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