L'histoire du convoi du 6 juillet 1942, écrite en 1994 par Claudine Cardon-Hamet dans le cadre d'une thèse de doctorat, prend
le relais des premières recherches menées entre 1970 et 1986 par Roger Arnould
Déporté Résistant et ancien documentaliste de la Fédération Nationale des Internés Résistants et Patriotes (FNDIRP)


BECUE Adrien Louis



45217

Adrien Bécue est né le 5 juin 1911 à Bertry (Nord). Il habite à Suresnes (Seine / Hauts de Seine).
Il est marié, père d’un enfant.
Il est ajusteur selon Emile Bouchacourt ou chaudronnier (fiche au BAVCC).
Militant communiste depuis de nombreuses années dans la région Paris-Ouest" (document PC), il est actif dans la clandestinité.
Pendant l’Occupation, Adrien Bécue est arrêté le 27 août 1940, par la police française et inculpé de "blessure à agents". Il est incarcéré à la Santé le même jour. Il est remis aux Allemands le 10 octobre 1940. Adrien Bécue est libéré sans jugement en novembre de la même année.
Son domicile est perquisitionné par des policiers du commissariat de Puteaux le 24 octobre 1941.
Adrien Bécue est de nouveau arrêté le 25 ou le 27 avril 1942, à son domicile, par la police allemande, vraisemblablement lors d’une des rafles organisées par l’occupant dans tout le département de la Seine, à la suite d’une série d’attentats à Paris qui sont à l’origine de l’exécution d’otages (le 20 avril un soldat de première classe est abattu au métro Molitor, deux soldats dans un autobus parisien, le 22 avril un militaire est blessé à Malakoff). Ces rafles touchent un grand nombre de militants arrêtés une première fois par la police française pour activité communiste depuis l’armistice et libérés à l’expiration de leur peine.
Il est interné au camp de Compiègne au débuten mai 1942 (témoignage de Mme Buchaille, sœur de René Jodon).
Adrien Bécue est interné au camp allemand de Compiègne (Frontstalag 122) en mai 1942 (témoignage de Mme Buchaille, sœur de René Jodon).

Cf Article du blog : Les wagons de la Déportation
Adrien Bécue est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des «45000». Ce convoi d’otages composé, pour l’essentiel, d’un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT) et d’une cinquantaine d’otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à Auschwitz) faisait partie des mesures de représailles allemandes destinées à combattre, en France, les «Judéo-bolcheviks» responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941.


Il est enregistré à son arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942 sous le numéro 45217 selon la liste par matricule du convoi du 6 juillet 1942 établie en 1974 par les historiens polonais du Musée d'Etat d'Auschwitz-Birkenau.
Adrien Bécue meurt à Auschwitz le 23 décembre 1942 (selon cette même liste).
Il a été déclaré "Mort pour la France". Le titre de «Déporté politique» lui a été attribué. La mention « Mort en déportation » a été apposée sur son acte de décès (Arrêté du 20 mai 1987 paru au J.O. du 18 juillet 1987), qui indique décédé en 1942 à Auschwitz (Pologne).

Sources
  • .
  • Témoignages Emile Bouchacourt, de Lucien Penner, Clément Pellerin, Maurice Rideau.
  • Mairie de Suresnes, état-civil, 1988.
  • Liste (incomplète) par matricule du convoi du 6 juillet 1942 établie en 1974 par les historiens du Musée d'Etat d'Auschwitz-Birkenau (Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (Ministère dela Défense, Caen) indiquant généralement la date de décès au camp.
  • Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (Ministère dela Défense, Caen), Fiche de renseignements de la Santé.
  • © Site Légifrance.gouv
Biographie réinstallée en août 2012 par Claudine Cardon-Hamet, docteur en Histoire, auteur des ouvrages : «Triangles rouges à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942», Editions Autrement, 2005 Paris et de «Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des «45000», éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé). Prière de mentionner ces références (auteur et coordonnées de ce blog) en cas de reproduction ou d’utilisation totale ou partielle de cette biographie. Pour compléter ou corriger cette biographie, vous pouvez me faire un courriel à deportes.politiques.auschwitz@gmail.com Pensez à indiquer les sources et éventuellement les documents dont vous disposez pour confirmer ces renseignements et illustrer cette biographie.

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