L'histoire du convoi du 6 juillet 1942, écrite en 1994 par Claudine Cardon-Hamet dans le cadre d'une thèse de doctorat, prend
le relais des premières recherches menées entre 1970 et 1986 par Roger Arnould
Déporté Résistant et ancien documentaliste de la Fédération Nationale des Internés Résistants et Patriotes (FNDIRP)


FEITLOWICZ Isaac


46273

Issac Feitlowicz est né le 15 avril 1894 à Petrokow (Russie). Il habite Corbeil-Essonne (Seine et Oise / Essonne) au moment de son arrestation.
Il est arrêté le 30 septembre 1941.
«A l’automne 1941, un «Code des otages» rappelle et formule les règles devant gérer les fusillades et le choix des victimes. Cette période est l’occasion d’une nouvelle radicalisation de la politique répressive des autorités allemandes. Mais dès décembre 1941, alors qu’Hitler juge insuffisant le nombre d’otages fusillés, le MBF demande également à Berlin d’y ajouter des déportations massives de représailles, considérées plus dissuasives. Si les communistes sont inscrits en priorité sur les listes d’otages, les Juifs sont rapidement ajoutés dans la définition des victimes, surtout à partir de l’automne 1941 : les autorités allemandes, militaires compris, visent donc «l’ennemi judéo-bolchevique» (1)
Le 6 octobre 1941, Issac Feitlowicz est remis aux autorités allemandes à leur demande. Celles-ci l'internent au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Frontstalag 122) au camp Juif. Pour comprendre la politique de l’Occupant qui mène à leur déportation, lire dans le blog «une déportation d’otages

Cf Article du blog : Les wagons de la Déportation
Issac Feitlowicz est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 ». Ce convoi d’otages composé, pour l’essentiel, d’un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT) et d’une cinquantaine d’otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à Auschwitz) faisait partie des mesures de représailles allemandes destinées à combattre, en France, les «Judéo-bolcheviks» responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941.

Il est enregistré à son arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942 sous le numéro 46273.
Issac Feitlowicz meurt à Auschwitz le 17 août 1942 d’après son certificat de décès établi au camp pour le registre d’état civil de la municipalité d’Auschwitz (in Death Books from Auschwitz Tome 2 page 278).
La mention « Mort en déportation » est apposée sur son acte de décès (arrêté du 15 décembre 1989). Issac Feitlowicz a été homologué "Déporté politique" et déclaré "Mort pour la France".
  • Note 1 (S. Klarsfeld, 1979 ; U. Herbert, 1998 ; C. Cardon-Hamet, 1997-2000 ; A. Meyer, 2002 ; J-M. Berlière, F. Liaigre, 2004). In Thomas Fontaine. © Chronologie : Répression et persécution en France occupée 1940-1944, juin 2010. Lire aussi dans ce blog : Une déportation de répression de la Résistance.
Sources
  • «Death Books from Auschwitz», Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, Paris 1995 (basés essentiellement sur les certificats de décès, datés du 27 juillet 1941 au 31 décembre 1943, relatifs aux détenus immatriculés au camp d'Auschwitz.
  • Liste (incomplète) par matricule du convoi du 6 juillet 1942 établie en 1974 par les historiens du Musée d'Etat d'Auschwitz-Birkenau (Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (Ministère de la Défense, Caen) indiquant généralement la date de décès au camp.
  • Fichier national du Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (BAVCC), Ministère de la Défense, Caen. Fiche individuelle consultée en avril 1992.
  • © Site www.mortsdanslescamps.com
Biographie rédigée en août 2011 par Claudine Cardon-Hamet, docteur en Histoire, auteur des ouvrages : « Triangles rouges à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 », Editions Autrement, 2005 Paris et de «Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé). Prière de mentionner ces références (auteur et coordonnées de ce blog) en cas de reproduction ou d’utilisation totale ou partielle de cette biographie.
*Pour compléter ou corriger cette biographie, vous pouvez me faire un courriel à deportes.politiques.auschwitz@gmail.com Pensez à indiquer les sources et éventuellement les documents dont vous disposez pour confirmer ces renseignements et illustrer cette biographie. Si, membre de la famille du déporté, vous ne souhaitez pas que cette biographie soit publiée sur Internet, je vous prie de me le faire immédiatement savoir : elle sera aussitôt retirée du blog.

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