L'histoire du convoi du 6 juillet 1942, écrite en 1994 par Claudine Cardon-Hamet dans le cadre d'une thèse de doctorat, prend
le relais des premières recherches menées entre 1970 et 1986 par Roger Arnould
déporté résistant et ancien documentaliste de la Fédération Nationale des Internés Résistants et Patriotes (FNDIRP)


LANGLOIS LUCIEN MARCEL JULES




45724

Lucien Langlois est né le 3 avril 1913 à Provins (Seine-et-Marne). Fils de Marthe Marcault (couturière) et d’Henri Langlois (employé de commerce). Il habite au 5 rue du Pont Pigny à Provins au moment de son arrestation. 
Il est plombier et se marie à Provins le 1er juin 1936 avec Suzanne Lavacherie (née en 1919).
A l’Occupation, il est arrêté à Provins le 19 octobre 1941, le même jour que Serge Veau, de Provins comme lui. Les 19 et 20 octobre 1941, de nombreux élus ou militants communistes du département sont arrêtés. Parmi eux, 44 seront déportés à Auschwitz. Lire dans le blog la rafle des communistes en Seine-et-Marne, octobre 1941.
Lucien Langlois est remis aux autorités allemandes à leur demande. Avec ses camarades de Seine-et-Marne il est transféré par car au camp de Royallieu à Compiègne (Frontstalag 122).
A Compiègne il reçoit le numéro matricule 1747. Son nom figure sur la liste de recensement (décembre 1941) des communistes du camp de Compiègne nés entre 1912 et 1922 « aptes à être déportés à l’Est », en application de l’avis du 14 décembre 1941 du commandant militaire en France, Otto Von Stülpnagel (archives du CDJC IV 198).

Cf Article du blog : Les wagons de la Déportation
Lucien Langlois est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 ». Ce convoi d’otages composé, pour l’essentiel, d’un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT) et d’une cinquantaine d’otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à Auschwitz) faisait partie des mesures de représailles allemandes destinées à combattre, en France, les « judéo-bolcheviks » responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941.
Il est enregistré à son arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942 sous le numéro 45724. Lucien Langlois meurt à Auschwitz le 1er décembre 1942. On sait qu’il entre à l’infirmerie du camp d’Auschwitz le 14 novembre 1942. Lucien Langlois meurt à Auschwitz le 1er décembre 1942, d’après son certificat de décès établi au camp pour le registre d’état civil de la municipalité d’Auschwitz (in Death Books from Auschwitz, Tome 2, page 221).
Sa fiche d'état civil établie en France à la Libération porte toujours la mention « décédé le 7 juillet 1942 (sans autre renseignement) ». Il serait souhaitable que le ministère corrige ces dates fictives qui furent apposées dans les années d'après guerre sur les état civils, afin de donner accès aux titres et pensions aux familles des déportés. Cette démarche est rendue possible depuis la parution de l'ouvrage "Death Books from Auschwitz" publié par les historiens polonais du Musée d'Auschwitz en 1995. Lire dans le blog Les dates de décès à Auschwitz.
Lucien Langlois a été déclaré "Mort pour la France". Le titre de « Déporté politique » lui a été attribué.

Sources
  • "La Résistance en Seine et Marne", Claude Cherrier et René Roy, (Presses du Village).
  • Listes - incomplètes - du convoi établies par la FNDIRP après la guerre (archives de la F.N.D.I.R.P).
Biographie rédigée en janvier 2011 par Claudine Cardon-Hamet, docteur en Histoire, auteur des ouvrages : "Triangles rouges à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942" Editions Autrement, 2005 Paris et de "Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 »", éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé). Prière de mentionner ces références (auteur et coordonnées de ce blog) en cas de reproduction ou d’utilisation totale ou partielle de cette biographie.
Pour compléter ou corriger cette biographie, vous pouvez me faire un courriel à deportes.politiques.auschwitz@gmail.com
Pensez à indiquer les sources et éventuellement les documents dont vous disposez pour confirmer ces renseignements et illustrer cette biographie. 

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