L'histoire du convoi du 6 juillet 1942, écrite en 1994 par Claudine Cardon-Hamet dans le cadre d'une thèse de doctorat, prend
le relais des premières recherches menées entre 1970 et 1986 par Roger Arnould
Déporté Résistant et ancien documentaliste de la Fédération Nationale des Internés Résistants et Patriotes (FNDIRP)


GOUVENO RAYMOND MAXIMILIEN



45624

Raymond Gouveno est né le 31 décembre 1909 à Reims (Marne). 
Il habite au Café des cités à Ponthierry (rattaché aujourd’hui à Saint-Fargeau-Ponthierry, Seine-et-Marne), au moment de son arrestation.
Il est le fils deRaymonde, Henriette Meurice, 22 ans, papetière et de Maximilien Gouveno, 24 ans employé de chemin de fer, domiciliés au 68 rue du Barbâtre à Reims.
Il épouse Simone Raymonde Pelardy le 28 septembre 1935 à Saint-Fargeau (Seine-et-Marne).
Raymond Gouveno est arrêté le 19 octobre 1941 à son domicile par la brigade locale de gendarmerie française et la Felgendarmerie. Les 19 et 20 octobre 1941, de nombreux élus ou militants communistes du département sont arrêtés. Parmi eux, 44 seront déportés à Auschwitz. Lire dans le blog la rafle des communistes en Seine-et-Marne, octobre 1941.
A la demande des autorités allemandes, Raymond Gouveno et ses camarades de Seine-et-Marne sont transférés par car au camp de Royallieu à Compiègne (Frontstalag 122), le 19 octobre 1941.


Cf Article du blog : Les wagons de la Déportation
Raymond Gouveno est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des «45000». Ce convoi d’otages composé, pour l’essentiel, d’un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT) et d’une cinquantaine d’otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à Auschwitz) faisait partie des mesures de représailles allemandes destinées à combattre, en France, les Judéo-bolcheviks responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941. Lire dans le blog le récit des deux jours du transport : Compiègne-Auschwitz : 6, 7, 8 juillet 1942.

Il est enregistré à son arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942 sous le numéro 45624 (sa photo d’immatriculation a été reconnue lors de la séance organisée par l’Amicale, le 10 avril 1948 et recoupée depuis avec les travaux des historiens polonais).
La date de décès de Raymond Gouveno à Auschwitz est inconnue. Il a été déclaré "Mort pour la France". Le titre de « déporté politique » lui a été attribué.


Une rue de Saint-Fargeau-Ponthierry et une plaque honorent la mémoire de Raymond Gouveno, dont le nom figure également sur le monument aux morts .

Sources
  • Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (BAVCC), Ministère de la Défense, Caen (fiche individuelle consultée en novembre 1992).
  • Archives en ligne de Reims.
  • Liste (incomplète) par matricule du convoi du 6 juillet 1942 établie en 1974 par les historiens du Musée d'Etat d'Auschwitz-Birkenau indiquant généralement la date de décès au camp.
  • "La Résistance en Seine et Marne", Claude Cherrier et René Roy, (Presses du Village).
  • @ Street view
Biographie rédigée en janvier 2011 par Claudine Cardon-Hamet, docteur en Histoire, auteur des ouvrages : "Triangles rouges à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942" Editions Autrement, 2005 Paris et de "Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 »", éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé). Prière de mentionner ces références (auteur et coordonnées de ce blog) en cas de reproduction ou d’utilisation totale ou partielle de cette biographie.
Pour compléter ou corriger cette biographie, vous pouvez me faire un courriel à deportes.politiques.auschwitz@gmail.com
Pensez à indiquer les sources et éventuellement les documents dont vous disposez pour confirmer ces renseignements et illustrer cette biographie. 

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