Ce blog, hommage aux déportés du convoi du 6 juillet 1942, est à la croisée de l’Histoire et de la Mémoire. Il est basé sur des recherches universitaires prolongeant celles de Roger Arnould, ancien déporté et documentaliste de la FNDIRP.



BERTON Henri, Victor




Henri Berton est né le 20 juillet 1886 à Secondigny-en-Gâtine (Deux-Sèvres). Il habite 13 rue Frou à Chartres (Eure-et-Loir) au moment de son arrestation. Il est marié, père d’une fille. Cheminot, il est retraité de la SNCF.
Henri Berton est arrêté le 26 janvier 1941. Il est remis aux autorités allemandes à leur demande. Celles-ci l’internent au camp de Royallieu à Compiègne (Frontstalag 122).
Pour comprendre le mécanisme qui mène à sa déportation, lire dans le blog « une déportation d’otages ».

Agé de presque 56 ans, Henri Berton est le plus âgé des internés de Royallieu qui sera déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 ».
Ce convoi d’otages composé, pour l’essentiel, d’un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT) et d’une cinquantaine d’otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à Auschwitz) faisait partie des mesures de représailles allemandes destinées à combattre, en France, les « judéo-bolcheviks » responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941.

On ignore son numéro d’immatriculation à son arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942. Le numéro «45232 ?» figurant dans mes deux premiers ouvrages sur le convoi du 6 juillet 1942 (éditions de 1997 et 2000) correspondait à une tentative de reconstitution de la liste du convoi par matricules. Cette reconstitution n’a pu aboutir en raison de l’existence de quatre listes alphabétiques successives, de la persistance de lacunes pour plus d’une dizaine de noms et d’incertitudes sur plusieurs centaines de numéros matricules. Il serait donc hasardeux de maintenir ce numéro en l’absence de nouvelles preuves. Il ne figure plus dans mon ouvrage «Triangles rouges à Auschwitz».

Henri Berton meurt à Auschwitz le 28 septembre 1942 d’après son certificat de décès établi au camp pour le registre d’état civil de la municipalité d’Auschwitz (in Death Books from Auschwitz, Tome 2, page 82). Lire dans le blog Les dates de décès à Auschwitz.

Sources
  • Death Books from Auschwitz, Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, 1995 (basé essentiellement sur les registres - incomplets - de l’état civil de la ville d’Auschwitz ayant enregistré, entre le 27 juillet 1941 et le 31 décembre 1943, le décès des détenus immatriculés).
  • Livre Mémorial FMD Tome 1 page 407
  • Fichier national du Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (BAVCC), Ministère de la Défense, Caen. Fiche individuelle consultée en octobre 1993.

Biographie rédigée en décembre 2010 par Claudine Cardon-Hamet, docteur en Histoire, auteur des ouvrages : « Triangles rouges à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 », Editions Autrement, 2005 Paris et de «Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé). Prière de mentionner ces références (auteur et coordonnées de ce blog) en cas de reproduction ou d’utilisation totale ou partielle de cette biographie.
Pour compléter ou corriger cette biographie, vous pouvez me faire un courriel à deportes.politiques.auschwitz@gmail.com
Pensez à indiquer les sources et éventuellement les documents dont vous disposez pour confirmer ces renseignements et illustrer cette biographie. Si, membre de la famille du déporté, vous ne souhaitez pas que cette biographie soit publiée sur Internet, je vous prie de me le faire immédiatement savoir : elle sera aussitôt retirée du blog.

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