L'histoire du convoi du 6 juillet 1942, écrite en 1994 par Claudine Cardon-Hamet dans le cadre d'une thèse de doctorat, prend
le relais des premières recherches menées entre 1970 et 1986 par Roger Arnould
Déporté Résistant et ancien documentaliste de la Fédération Nationale des Internés Résistants et Patriotes (FNDIRP)


MIASKOVSKY Samy, Michel


Matricule "46301" à Auschwitz

Samy Miaskowsky est né le 20 mars 1896 à Constantinople (Turquie). 

Il est le fils de Rosa Eisenstein et de Jacob Miaskowsky son époux. 
Il est réfugié à Saint-Jean-de-Monts (Vendée), où il réside villa Le Bleuet, boulevard du Midi.
Il s’est marié avec Simone de Pelliaux, secrétaire.
A l’Occupation, "il était tenu de se présenter quotidiennement en mairie, dans le cadre des lois raciales", rapporte le maire de St-Jean-de Monts (20 septembre 1992).
Samy Miaskowsky est arrêté à St-Jean-de-Monts à une date inconnue. 

Il est remis aux autorités allemandes à leur demande et celles-ci l’internent probablement au camp Juif du camp de Royallieu à Compiègne. 
Depuis ce camp, il va être déporté à destination d’Auschwitz. Pour comprendre la politique de l’Occupant qui mène à sa déportation, voir les deux articles du blog : La politique allemande des otages (août 1941-octobre 1942) et «une déportation d’otages».
Cf Article du blog : Les wagons de la Déportation
Samy Miaskowsky est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 ». Ce convoi d’otages composé, pour l’essentiel, d’un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT) et d’une cinquantaine d’otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à Auschwitz) faisait partie des mesures de représailles allemandes destinées à combattre, en France, les « judéo-bolcheviks » responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941. Lire dans le blog le récit des deux jours du transport : Compiègne-Auschwitz : 6, 7, 8 juillet 1942.
Il est enregistré à son arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942 sous le numéro "46301". 
Sa photo d’immatriculation à Auschwitz n’a été pas retrouvée parmi les 522 photos que des membres de la Résistance intérieure du camp avaient camouflées pour les sauver de la destruction, ordonnée par les SS peu de temps avant l’évacuation d’Auschwitz. 
Après l’enregistrement, il passe la nuit au Block 13 (les 1170 déportés du convoi y sont entassés dans deux pièces). Le 9 juillet tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau, situé à 4 km du camp principal. Le 13 juillet ils sont interrogés sur leurs professions. Les spécialistes dont les SS ont besoin pour leurs ateliers sont sélectionnés et vont retourner à Auschwitz I (approximativement la moitié du convoi. Les autres, dont tous les Juifs, restent à Birkenau, employés au terrassement et à la construction des Blocks.
Samy Miaskowsky meurt à Auschwitz le 19 juillet 1942
d’après son certificat de décès établi au camp  d’Auschwitz (in Death Books from Auschwitz Tome 3 page 804).

Sources
  • Mairie de St-Jean-de-Monts (août et septembre 1992).
  • Document Caisse de solidarité. Archives Charles Renaud.
  • Acte de décès daté du 12 décembre 1946.
  • Division des archives des conflits contemporains (DAVCC), Ministère de la Défense, Caen. Dossier N° 28074, juin 1992 et "Liste des décédés du convoi du convoi de Compiègne du 6/7/42". Ausch 1/19.
Biographie rédigée en septembre 2010 par Claudine Cardon-Hamet, docteur en Histoire, auteur des ouvrages : "Triangles rouges à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942" Editions Autrement, 2005 Paris et de «Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé).
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