L'histoire du convoi du 6 juillet 1942, écrite en 1994 par Claudine Cardon-Hamet dans le cadre d'une thèse de doctorat, prend
le relais des premières recherches menées entre 1970 et 1986 par Roger Arnould
déporté résistant et ancien documentaliste de la Fédération Nationale des Internés Résistants et Patriotes (FNDIRP)


KATZ Aron


46286

Aron Katz est né le 14 juillet 1910 à Ankara (Turquie).
Sa fiche au fichier national du Bureau des archives des victimes des conflits contemporains de Caen mentionne sa déportation dans le «convoi de Compiègne du 6 /7/42».
Selon les renseignements qui m’ont été communiqués par le Musée d’Auschwitz en 1993 à partir de son certificat de décès, on sait seulement qu’il est rabin, célibataire et que son dernier domicile officiel avant sa déportation est 17 rue Mea Schearin, Jérusalem, Palestine (il s’agit de la Palestine sous mandat britannique 1919-1948).

Aron Katz est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 ». Ce convoi d’otages composé, pour l’essentiel, d’un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT) et d’une cinquantaine d’otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à Auschwitz) faisait partie des mesures de représailles allemandes destinées à combattre, en France, les « judéo-bolcheviks » responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941.

Il est enregistré à son arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942 sous le numéro 46286.
Aron Katz meurt à Auschwitz le 31 juillet 1942 d’après son certificat de décès établi au camp pour le registre d’état civil de la municipalité d’Auschwitz (in Death Books from Auschwitz Tome 2 page 554).
Le nom d’Aron Katz figure au Mémorial de la Shoah de Paris «Déporté(e) à Auschwitz par le convoi n° 83 en 1942». J’ai en effet transmis à Serge Klarsfeld le nom de ce déporté Juif du convoi du 6 juillet 1942 : comme Serge Klarsfeld a utilisé la classification allemande des convois de Juifs, il n’a donc pu reprendre le numéro 6 (le convoi des « 45000 » est le sixième convoi de déportation) et lui a attribué celui de «convoi N° 83».

Sources
  • Death Books from Auschwitz, Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, 1995 (basé essentiellement sur les registres - incomplets – de l’état civil de la ville d’Auschwitz ayant enregistré, entre le 27 juillet 1941 et le 31 décembre 1943, le décès des détenus immatriculés).
  • Fichier national du Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (BAVCC), Ministère de la Défense, Caen.
Biographie rédigée en septembre 2010 par Claudine Cardon-Hamet, docteur en Histoire, auteur des ouvrages : «Triangles rouges à Auschwitz, le convoi politique du 6 juillet 1942 » Editions Autrement, 2005 Paris et de «Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé). Prière de mentionner ces références (auteur et coordonnées de ce blog) en cas de reproduction ou d’utilisation totale ou partielle de cette biographie.
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