L'histoire du convoi du 6 juillet 1942, écrite en 1994 par Claudine Cardon-Hamet dans le cadre d'une thèse de doctorat, prend
le relais des premières recherches menées entre 1970 et 1986 par Roger Arnould
déporté résistant et ancien documentaliste de la Fédération Nationale des Internés Résistants et Patriotes (FNDIRP)


ZERLIA Joseph



46211

Guiseppe (Joseph) Zerlia est né le 30 mai 1900 à Borgomanero en Italie. Il habite 24 rue B à Droitaumont-Jarny ( Meurthe-et-Moselle) au moment de son arrestation.
Il est mineur. Il a épousé Marie-Thérèse Créola.
Militant communiste et cégétiste, il est connu des services de police.

A l’Occupation, il connaît une première arrestation en février 1941, avec Giobbé Pasini et Antoine Corgiatti. Il est relâché faute de preuves.

Le 22 février 1942, Joseph Zerlia est arrêté à Jarny par la police française après le sabotage du transformateur d'Auboué, en même temps que Giobbé Pasini, Antoine Corgiatti et Richard Girardi (cliquez sur ce lien pour lire le récit du sabotage du transformateur d’Auboué, dans la nuit du 4 au 5 février 1942).
Il est conduit à la prison de Briey où il est emprisonné pendant 8 jours, puis à celle de Nancy (Charles III), il est interné au camp d'Ecrouves, près de Toul. Il est remis aux autorités allemandes à leur demande. Celles-ci l’internent au camp de Royallieu à Compiègne en mars 1942, en vue de sa déportation comme otage. Pour comprendre la politique de l’Occupant qui mène à sa déportation, lire dans le blog «une déportation d’otages.

Joseph Zerlia est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 ». Ce convoi d’otages composé, pour l’essentiel, d’un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT) et d’une cinquantaine d’otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à Auschwitz) faisait partie des mesures de représailles allemandes destinées à combattre, en France, les « judéo-bolcheviks » responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941.

Il est enregistré à son arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942 sous le numéro 46211.
Joseph Zerlia meurt à Auschwitz le 26 novembre 1942 d'après la liste p
ar matricule du convoi du 6 juillet 1942 établie en 1974 par les historiens du Musée d'Etat d'Auschwitz-Birkenau. Lire dans le blog Les dates de décès à Auschwitz. Dans les années d’après-guerre, le ministère des ACVG a fixé lsa date de décès au 15 février 1943.
Joseph Zerlia a été déclaré "Mort pour la France" le 26 novembre 1947.

Sources
  • Etat-civil de Jarny, acte de décès daté du 6 mai 1946 (20 avril 1989)
  • M. Gilbert Schwartz, président départemental de la FNDIRP (1991).
  • "Antifascisme et Parti communiste en Meurthe-et-Moselle " (Jean Claude et Yves Magrinelli).
  • Fichier national du Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (BACC), Ministère de la Défense, Caen. juillet 1992 –
  • Liste (incomplète) par matricule du convoi du 6 juillet 1942 établie en 1974 par les historiens du Musée d'Etat d'Auschwitz-Birkenau (Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (Ministère de la Défense, Caen) indiquant généralement la date de décès au camp.
Biographie rédigée en juin 1997 par Claudine Cardon-Hamet (docteur en Histoire, auteur des ouvrages : «Triangles rouges à Auschwitz, le convoi politique du 6 juillet 1942 » Editions Autrement, 2005 Paris et de «Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé), à l’occasion de la conférence donnée le 5 juillet 1997 à Homécourt, initiée par la CGT d’Homécourt et le PCF de la vallée de l’Orne.
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