L'histoire du convoi du 6 juillet 1942, écrite en 1994 par Claudine Cardon-Hamet dans le cadre d'une thèse de doctorat, prend
le relais des premières recherches menées entre 1970 et 1986 par Roger Arnould
déporté résistant et ancien documentaliste de la Fédération Nationale des Internés Résistants et Patriotes (FNDIRP)


SLOWINSKI Stanislas


46260
Rescapé


Stanislas Slowinski est né le 11 mars 1901 à Mierzeciwe (près de Katowice) en Pologne.
Il est habite au 358 Avenue de l'Argonne à St Pierremont, agglomération de Trieux-Mancieulles (Meurthe-et-Moselle) au moment de son arrestation.
Il est mineur, marié avec Mariana Slempitinik. Ils ont quatre enfants, Casimira, Marian, Zdzislaw, Aurélia.

Stanislas Slowinski est membre du Parti communiste. Il est arrêté le 20 février 1942, comme otage dans la vague de répression qui suit le sabotage du transformateur d'Auboué (lire le récit du sabotage du transformateur d’Auboué, dans la nuit du 4 au 5 février 1942).

Interné au camp des internés politiques d'Ecrouves, il est remis aux autorités allemandes à leur demande. Celles-ci l’internent le 5 mars 1942 au camp de Royallieu à Compiègne en vue de sa déportation comme otage.

Stanislas Slowinski est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 ». Ce convoi d’otages composé, pour l’essentiel, d’un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT) et d’une cinquantaine d’otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à Auschwitz) faisait partie des mesures de représailles allemandes destinées à combattre, en France, les « judéo-bolcheviks » responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941.

Stanislas Slowinski est enregistré à son arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942 sous le numéro 46260. Le 31 août 1944, il est transféré à Flossenburg. Une pièce d'Etat-civil datée du 31 mai 1944 indique que Stanislas Slowinski "est actuellement interné en Allemagne".

­Grâce aux renseignements fournis par les Mairies de Mancieulles et de Trieux, on sait que "libéré en mai 1945, il a bénéficié de l'aide médicale temporaire" ce qui indique un état de santé précaire. D'après les informations recueillies par les services municipaux auprès des habitants du quartier, il ne subsiste aucun parent de cette famille, qui est "vraisemblablement repartie en Pologne".
Stanislaw Slowinski a témoigné à propos de Joseph Matis en 1946 : de lui il dit « il a été arrêté le même jour que moi. Transféré à Ecrouves, puis Compiègne. Il était robuste et de forte constitution ».

Sources
- Le mairie de Trieux, M. Christian Eckert (26 mai 1992).
- Mairie de Mancieulles.
- Fichier national du Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (BACC), Ministère de la Défense, février 1992, novembre 1993, Caen.

Biographie rédigée en juin 1997 par Claudine Cardon-Hamet (docteur en Histoire, auteur des ouvrages : Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé) et de Triangles rouges à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Autrement, Paris 2005), à l’occasion de la conférence donnée le 5 juillet 1997 à Homécourt, initiée par la CGT d’Homécourt et le PCF de la vallée de l’Orne.
Prière de mentionner ces références (auteur et coordonnées de ce blog) en cas de reproduction ou d’utilisation totale ou partielle de cette biographie.
Pour compléter ou corriger cette biographie, vous pouvez me faire un courriel à deportes.politiques.auschwitz@gmail.com
Pensez à indiquer les sources et éventuellement les documents dont vous disposez pour confirmer ces renseignements et illustrer cette biographie.
Si, membre de la famille du déporté, vous ne souhaitez pas que cette biographie soit publiée sur Internet, je vous prie de me le faire immédiatement savoir : elle sera aussitôt retirée du blog.

Aucun commentaire: