L'histoire du convoi du 6 juillet 1942, écrite en 1994 par Claudine Cardon-Hamet dans le cadre d'une thèse de doctorat, prend
le relais des premières recherches menées entre 1970 et 1986 par Roger Arnould
Déporté Résistant et ancien documentaliste de la Fédération Nationale des Internés Résistants et Patriotes (FNDIRP)


PHILIPPOT Jean dit Robert (suite)




Suite de la biographie de Robert Philippot
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Robert Philippot est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des «45000». Ce convoi d’otages composé, pour l’essentiel, d’un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT) et d’une cinquantaine d’otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à Auschwitz) faisait partie des mesures de représailles allemandes destinées à combattre, en France, les « judéo-bolcheviks » responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht à partir d'août 1941.
Son numéro d’immatriculation à Auschwitz n’est pas connu. L’avis officiel de son décès a été daté dans un premier temps par le bureau d’état civil du ministère des Anciens combattants au 21 février 1942 à Nordhausen. Erreur manifeste relevée par la famille... Puis corrigé en « au mois d’août 1942 à Nordhausen » (acte de décès N° 28 au registre de l’état civil du ministère des anciens combattants). Le « dictionnaire des parlementaires d’Aquitaine » et le « Maîtron » ont inscrit « février 1945 à Auschwitz ».
Nous savons désormais par le « Death Books from Auschwitz », que Robert Philippot est mort à Auschwitz le 25 août 1942,
d’après son certificat de décès établi au camp pour le registre d’état civil de la municipalité d’Auschwitz (in Death Books from Auschwitz Tome 3 page 924), période confirmée par un rescapé du convoi. Lire dans le blog Les dates de décès à Auschwitz." Sa déportation "vers l'Est" a été annoncée à la BBC par Fernand Grenier le 27 avril 1943.
Il a été déclaré « Mort pour la France » (24 août 1946).
Sa mémoire est honorée : une plaque au conseil général à Agen, une avenue à Port-Sainte-Marie et une autre à Saint-Laurent, ville où il résidait, portent son nom.
Robert Philippot fut l’initiateur de la fête départementale du PCF à Feugarolles, qui a toujours eu lieu depuis la Libération.
Notes
  • (1) Guillaume (Sylvie), Lachaise (Bernard) dir., « Dictionnaire des parlementaires d'Aquitaine sous la Troisième République », Presses Universitaires de Bordeaux,. Article Emmanuel Sallié.
  • (2) Article Wikipedia (encyclopédie Internet)
  • (3) Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Le Maitron, Claude Pennetier (dir), éditions de l’Atelier, CD-Rom. Tome 38, p. 218.
  • (4) Site internet de l’Amicale Chateaubriant-Voves-Rouillé, article consacré à l’internement à l’île d’Yeu de 282 élus et militants communistes et syndicalistes le 30 avril 1940.
  • (5) Site Internet de l’Assemblée nationale.
Sources
  • Documents fournis par sa fille Mme Mireille Caminas (lettre du 16 janvier 1992), dont une photo double page de Match en date du 28 mars 1940 montrant "les députés communistes déchus devant le Tribunal militaire" et où figure Robert Philippot.
  • Lettres d’Hugues Philippot, son fils.
  • Courrier de M. J.L. Ricard, maire de Port-Sainte-Marie (15 janvier 1992), renseignements biographiques et état civil complet.
  • Fernand Grenier, émission "Honneur et patrie" cité par "Ici, Londres, les voix de la liberté " sous la direction de J.L.Crémieux-Brilhac.
  • Communication de M. Hugues Philippot, son fils (1993) qui confirme l'internement de son père à l'île d'Yeu, avec le Dr Renard (que ne mentionnent ni le Maîtron, ni le dictionnaire des parlementaires d'Aquitaine sous la Troisième République).
  • Death Books from Auschwitz, Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, 1995 (basé essentiellement sur les registres - incomplets – de l’état civil de la ville d’Auschwitz ayant enregistré, entre le 27 juillet 1941 et le 31 décembre 1943, le décès des détenus immatriculés).
Eléments biographiques rassemblés en août 2010, à partir d’une biographie rédigée en janvier 2001 par Claudine Cardon-Hamet (docteur en Histoire, auteur des ouvrages : Triangles rouges à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Autrement, Paris 2005) et de Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé), qui reproduit ma thèse de doctorat (1995).
Prière de mentionner ces références (auteur et coordonnées de ce blog) en cas de reproduction ou d’utilisation totale ou partielle de cette biographie.
Pour compléter ou corriger cette biographie, vous pouvez me faire un courriel à deportes.politiques.auschwitz@gmail.com
Pensez à indiquer les sources et éventuellement les documents dont vous disposez pour confirmer ces renseignements et illustrer cette biographie.

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