L'histoire du convoi du 6 juillet 1942, écrite en 1994 par Claudine Cardon-Hamet dans le cadre d'une thèse de doctorat, prend
le relais des premières recherches menées entre 1970 et 1986 par Roger Arnould
Déporté Résistant et ancien documentaliste de la Fédération Nationale des Internés Résistants et Patriotes (FNDIRP)


PEROT Jean-Marcel




46255
Jean-Marcel Perot est le 25 décembre 1921, à Saint-Léger-sur-Dheune (Saône-et-Loire). Il habite au 1 rue de Metz à Homécourt (Meurthe-et-Moselle) au moment de son arrestation.
Ouvrier sidérurgiste à l'usine de cette ville, c’est un "jeune catholique, très sportif et qui chantait magnifiquement" (Charles Dallavalle).

Jean-Marcel Perot est engagé dans la Résistance. Il est le chef d'un groupe O.S. du PCF (Charles Dallavalle mentionne qu’il est son chef de groupe).

Jean-Marcel Perot est arrêté le 7 février 1942, par des policiers allemands et français, à la suite du sabotage du transformateur d'Auboué, le même jour qu'Amédéo Cavalli (lire le récit du sabotage du transformateur d’Auboué, dans la nuit du 4 au 5 février 1942). D'abord incarcéré à la prison de Briey, il est transféré à celle de Nancy (Charles III). Puis il est remis aux autorités allemandes à leur demande. Celles-ci l’internent au camp de Royallieu à Compiègne en vue de sa déportation comme otage.

Jean-Marcel Perot est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 ». Ce convoi d’otages composé, pour l’essentiel, d’un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT) et d’une cinquantaine d’otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à Auschwitz) faisait partie des mesures de représailles allemandes destinées à combattre, en France, les « judéo-bolcheviks » responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941.

Il est enregistré à son arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942 sous le numéro 46255.
Jean-Marcel Perot meurt à Auschwitz le 30 octobre 1942 d’après les registres du camp.

Sources
- Témoignages de Charles Dallavalle, ouvrier sidérurgiste aux usines Marine Wendel d’Homécout avant guerre et Résistant. (1972).
- "Antifascisme et Parti communiste en Meurthe-et-Moselle " (Jean Claude et Yves Magrinelli).
- M. Jean Pierre Minella, maire d'Homécourt (9 mars 1989).
- Listes - incomplètes - du convoi établies par la FNDIRP après la guerre (archives de la F.N.D.I.R.P).
- Death Books from Auschwitz, Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, 1995 (basé essentiellement sur les registres - incomplets – de l’état civil de la ville d’Auschwitz ayant enregistré, entre le 27 juillet 1941 et le 31 décembre 1943, le décès des détenus immatriculés).
- Liste (incomplète) par matricule du convoi du 6 juillet 1942 établie en 1974 par les historiens du Musée d'Etat d'Auschwitz-Birkenau (Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (Ministère de la Défense, Caen) indiquant généralement la date de décès au camp.

Biographie rédigée en juin 1997 par Claudine Cardon-Hamet (docteur en Histoire, auteur des ouvrages : Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé) et de Triangles rouges à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Autrement, Paris 2005), à l’occasion de la conférence donnée le 5 juillet 1997 à Homécourt, initiée par la CGT d’Homécourt et le PCF de la vallée de l’Orne.
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