L'histoire du convoi du 6 juillet 1942, écrite en 1994 par Claudine Cardon-Hamet dans le cadre d'une thèse de doctorat, prend
le relais des premières recherches menées entre 1970 et 1986 par Roger Arnould
déporté résistant et ancien documentaliste de la Fédération Nationale des Internés Résistants et Patriotes (FNDIRP)


MARY Charles




Matricule 45830 à Auschwitz

Charles Mary est né le 24 mars 1911 à Sainte-Marie-aux-Chênes (Moselle). 
Il habite au 75 cité du Tunnel à Auboué (Meurthe-et-Moselle) au moment de son arrestation, il travaille comme wattman à la mine de fer.
Il est marié, père d’un enfant. 
Militant syndical, il est membre du Bureau syndical CGT à la mine.
Il participe à des actions de sabotage. Communiste, il est arrêté en même temps que 5 autres Aubouésiens (Charles Schneider, Valère Henry, Jean Perrot, René Favro et Maurice Froment) le 7 février 1942 par des gendarmes allemands et des policiers français, à la suite du sabotage du transformateur d'Auboué le 4 février 1942, (Speidel à l’Etat major du MBF annonce qu’il y aura 20 otages. Cf. article dans le blog).
Il est incarcéré à la prison Charles III de Nancy, puis remis aux autorités allemandes à leur demande. Celles-ci l’internent au camp de Royallieu à Compiègne, le 2 mars 1942, en vue de sa déportation comme otage.

Il est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 ». Ce convoi d’otages composé, pour l’essentiel, d’un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT) et d’une cinquantaine d’otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à Auschwitz) faisait partie des mesures de représailles allemandes destinées à combattre, en France, les « judéo-bolcheviks » responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941
avant son transfert à Compiègne.

Il est enregistré à son arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942 sous le numéro 45830
Charles Mary meurt à Auschwitz le 6 décembre 1942 selon les registres du camp.

Source- Lettre de Mme Gisèle Do, fille de Charles Schneider à Roger Arnould ( juin 1973).
- Section des déportés, internés, familles de fusillés d'Auboué: M. Corziani (mars 1991)
" Antifascisme et Parti communiste en Meurthe-et-Moselle " (Jean Claude et Yves Magrinelli) page 345.
- Death Books from Auschwitz, Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, 1995 (basé essentiellement sur les registres - incomplets – de l’état civil de la ville d’Auschwitz ayant enregistré, entre le 27 juillet 1941 et le 31 décembre 1943, le décès des détenus immatriculés).

Biographie
rédigée en 1997 pour la conférence organisée par la CGT et le PCF de la vallée de l’Orne, à Homécourt le 5 juillet 1997 par Claudine Cardon-Hamet, docteur en Histoire, auteur des ouvrages : Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé) et de Triangles rouges à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Autrement, Paris 2005.
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