
Joseph Gawron est né le 3 mars 1924 à Bruxelles, dans une famille de Juifs polonais immigrés en Belgique. Il est l’aîné d’une fratrie de trois garçons, qui après la mort de leur père et l’hospitalisation de leur mère, sont placés à l’orphelinat. Joseph a alors 8 ans. Il arrive en France en 1933 mais n'est pas naturalisé français. A Paris, il habite une chambre dans le même immeuble que ses tantes, 16 rue Oberkampf dans le 11ème arrondissement. Célibataire, il travaille comme maroquinier. Lorsque celles-ci sont arrêtées au printemps 1942, il s’enfuit vers la zone non occupée.
Joseph Gawron est interpellé à Orléans le 22 mai 1942 par la police française au 7 rue de la Croix de Malte où il logeait depuis le 20 mai. Dans cet hôtel se trouvaient des membres du groupe "Sologne". Interné au camp de Pithiviers le 23 mai, il est incarcéré le 5 juin 1942 dans le quartier allemand de la prison militaire d'Orléans sur un ordre de la Kommandantur daté du 4 juin : pour avoir séjourné à Orléans sans autorisation.
Joseph Gawron meurt à Auschwitz à une date inconnue.
Sources
- Renseignements et documents fournis par son frère Georges.
- Fiche de la Préfecture de Paris . Fiche du camp de Pithiviers. Fichier national du Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (BAVCC).
Biographie réalisée en mai 2010 par Claudine Cardon-Hamet, docteur en Histoire, auteur des ouvrages : Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé) et de Triangles rouges à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Autrement, Paris 2005.
Prière de mentionner ces références (auteur et coordonnées du présent blog) en cas de reproduction ou d’utilisation totale ou partielle de cette biographie.
Pour compléter ou corriger cette biographie, vous pouvez me faire un courriel à deportes.politiques.auschwitz@gmail.com
Pensez à indiquer les sources et éventuellement les documents dont vous disposez pour confirmer ces renseignements et illustrer cette biographie.
Si, membre de la famille du déporté, vous ne souhaitez pas que cette biographie soit publiée sur Internet, je vous prie de me le faire immédiatement savoir : elle sera aussitôt retirée du blog.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire