L'histoire du convoi du 6 juillet 1942, écrite en 1994 par Claudine Cardon-Hamet dans le cadre d'une thèse de doctorat, prend
le relais des premières recherches menées entre 1970 et 1986 par Roger Arnould
déporté résistant et ancien documentaliste de la Fédération Nationale des Internés Résistants et Patriotes (FNDIRP)


FAVRO René


René Favro est né le 13 juin 1921 à Auboué (Meurthe-et-Moselle) où il habite au 322 Cité du Tunnel. Mineur-accrocheur à la mine de fer d'Auboué.
Membre des Jeunesses communistes, puis du Parti communiste, il participe à des actions de sabotage avec le groupe d’Auboué (lire l'article sur le sabotage du transformateur d’Auboué en cliquant sur ce lien).Assistant à une réunion clandestine après le couvre-feu, il échappe à une arrestation le 22 juillet 1941. A la suite du sabotage du transformateur d'Auboué, Speidel à l’Etat major du MBF annonce qu’il y aura 20 otages.
René Favro est arrêté le 7 février 1942 des Feldgendarmen, en même temps que Charles Schneider, Maurice Froment, Jean Perrot, Charles Mary, et Valère Henry. Il est remis aux autorités allemandes à leur demande. Celles-ci l’internent au camp de Royallieu à Compiègne le 2 mars, en vue de sa déportation comme otage.

Il est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 ». Ce convoi d’otages composé, pour l’essentiel, d’un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT) et d’une cinquantaine d’otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à Auschwitz) faisait partie des mesures de représailles allemandes destinées à combattre, en France, les « judéo-bolcheviks » responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941.

René Favro meurt à Auschwitz le 21 septembre 1942, selon les registres du camp.

Sources- "Antifascisme et Parti communiste en Meurthe-et-Moselle"(M.M. Magrinelli).
- Mme Do, fille de Charles Schneider (1973).
- Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (Archives de Caen du ministère de la Défense). "Liste communiquée par M. Van de Laar, mission néerlandaise de Recherche à Paris le 29.6.1948", établie à partir des déclarations de décès du camp d'Auschwitz. (N°32136).
- Death Books from Auschwitz, Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, 1995 (basé essentiellement sur les registres - incomplets – de l’état civil de la ville d’Auschwitz ayant enregistré, entre le 27 juillet 1941 et le 31 décembre 1943, le décès des détenus immatriculés).

Biographie rédigée en 1997 pour la conférence organisée par la CGT et le PCF de la vallée de l’Orne, à Homécourt le 5 juillet 1997 par Claudine Cardon-Hamet, docteur en Histoire, auteur des ouvrages : Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé) et de Triangles rouges à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Autrement, Paris 2005.
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