L'histoire du convoi du 6 juillet 1942, écrite en 1994 par Claudine Cardon-Hamet dans le cadre d'une thèse de doctorat, prend
le relais des premières recherches menées entre 1970 et 1986 par Roger Arnould
Déporté Résistant et ancien documentaliste de la Fédération Nationale des Internés Résistants et Patriotes (FNDIRP)


KILLIAN Louis





Dessin d’élève in “Reims souviens-toi”, p. 35


  • 45 705

    Né le 24 novembre 1920 à Châlons-sur-Marne.
    Maçon, il est domicilié 60, rue du Faubourg Saint-Antoine à Reims au moment de son arrestation (en novembre 1941).

    Louis Killian exerce la profession de maçon, il est marié et père de plusieurs enfants.
    Il est arrêté en novembre 1941 à 6 heures du matin, à la suite d'une dénonciation par lettre anonyme alors "qu'il n'exerçait aucune activité susceptible de justifier son arrestation" selon les services municipaux de Châlons, consultés en 1992.
    Remis aux autorités allemandes à leur demande, celles-ci l’internent au camp de Royallieu à Compiègne, en avril 1942, en vue de sa déportation comme otage.

    Il est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 ». Ce convoi d’otages composé, pour l’essentiel, d’un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT) et d’une cinquantaine d’otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à Auschwitz) faisait partie des mesures de représailles allemandes destinées à combattre, en France, les « judéo-bolcheviks » responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941.
    Il meurt à Auschwitz le 26 avril 1943.
    La plaque municipale commémorative, installée sur sa maison d'habitation actuellement disparue, serait détenue par un membre de sa famille.

    Sources
  • Mairie de Châlons (2 avril 1992) citant l'ouvrage de l'Abbé Gillet "Châlons sous la botte" qui mentionne le nom de Louis Killian.
  • Listes - incomplètes - du convoi établies par la FNDIRP après la guerre (archives de la F.N.D.I.R.P).
  • Fichier national du Bureau des archives des conflits contemporains (BACC), Ministère de la Défense, Caen.
  • Fichier national des déplacés de la Seconde guerre mondiale (archives des ACVG).
  • Liste - incomplète – par matricule du convoi du 6 juillet 1942 établie en 1974 par les historiens du Musée d'Etat d'Auschwitz-Birkenau (Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (Ministère de la Défense, Caen) indiquant généralement la date de décès au camp..


Biographie réalisée par Claudine Cardon-Hamet, docteur en Histoire, auteur des ouvrages : Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé) et de Triangles rouges à Auschwitz, le convoi politique du 6 juillet 1942, éditions Autrement, Paris 2005.
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1 commentaire:

Anonyme a dit…

Merci pour cette information interessante