L'histoire du convoi du 6 juillet 1942, écrite en 1994 par Claudine Cardon-Hamet dans le cadre d'une thèse de doctorat, prend
le relais des premières recherches menées entre 1970 et 1986 par Roger Arnould
Déporté Résistant et ancien documentaliste de la Fédération Nationale des Internés Résistants et Patriotes (FNDIRP)


BEE Fernand Georges





Né à Paris (VIII°) le 20 mai 1922, célibataire, Fernand Bée est domicilié 5 rue Deslandes à Gennevilliers, au moment de son arrestation. Il est manœuvre à l’usine de margarine Astra, 14 rue Pierre Curie.
Communiste, adhérent de la CGT, footballeur de très bon niveau (il est inscrit à un club FSGT).

A l'Occupation, il est arrêté une première fois le 1er janvier 1941, jugé et condamné pour activité communiste. Il est incarcéré à la Santé jusqu’au 29 mai puis à Fresnes du 29 mai au 16 août 1941, date de sa libération.
Le 28 avril 1942, il est de nouveau arrêté à son domicile lors d’une grande rafle organisée par l’occupant dans tout le département de la Seine, en répression l’attentat de Paris du 20 avril. Cette rafle touche notamment un grand nombre de militants arrêtés une première fois par la police française pour activité communiste depuis l’armistice et libérés à l’expirations de leur peine..

Fernand Bée est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 ». Ce convoi d’otages composé, pour l’essentiel, d’un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT) et d’une cinquantaine d’otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à Auschwitz) faisait partie des mesures de représailles allemandes destinées à combattre, en France, les « judéo-bolcheviks » responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941.


D'après les registres du camp, Fernand Bée meurt à Auschwitz le 18 septembre 1942. Il a été pris dans une vaste "sélection" des "inaptes au travail" destinés à être éliminés dans les chambres à gaz du centre de mise à mort de Birkenau.

Le titre de « déporté politique » lui a été attribué.

Une rue de Gennevilliers et une résidence honorent sa mémoire.

Sources

  • - Archives municipales de Gennevilliers (Liste de déportés, noms de rues, biographie).
  • - Fichier national du Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (BACC), Ministère de la Défense, Caen (dossier individuel consulté en octobre 1993).
  • Death Books from Auschwitz, Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, 1995 (basé essentiellement sur les registres - incomplets - de l’état civil de la ville d’Auschwitz ayant enregistré du 27 juillet 1941 au 31 décembre 1943 le décès des détenus immatriculés).
Biographie réalisée pour l’exposition sur les « 45000 » de Gennevilliers de novembre 2005, par Claudine Cardon-Hamet, docteur en Histoire, auteur des ouvrages : Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Graphein, Paris 1997 et 2000 (épuisé) et de "Triangles rouges à Auschwitz, le convoi politique du 6 juillet 1942", éditions Autrement, Paris 2005.
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